Les terrains de golf devraient ouvrir au début du mois de mai en Mauricie, à l’instar de la saison 2018. Il faudra peut-être prévoir un retard de quelques jours, en raison des récentes bordées de neige.

Patience golfeurs, patience...

Trois-Rivières — Le printemps se laisse toujours désirer, au grand dam des propriétaires et professionnels de l’industrie golfique en Mauricie et au Centre-du-Québec. Si la dernière saison a pris fin un peu plus tôt que prévu à bien des endroits en raison de l’arrivée hâtive de la neige, les bordées reçues en début de semaine risquent de retarder les plans d’ouverture de quelques jours pour 2019.

Selon les projections les plus optimistes, il faudra patienter jusqu’à la première semaine de mai pour assister aux premiers élans. Même du côté du Métabéroutin à Trois-Rivières ou encore au Links O’Loup de Louiseville, deux sites connus pour recevoir la visite avant les autres. «Ça fait trois ans de suite qu’on ouvre dans le coin du 6 mai et cette année ne devrait pas faire abstraction», prévoit le professionnel du Ki-8-Eb Luc Boisvert, qui ne s’en fait pas trop avec ces caprices de la météo. «Évidemment que je suis tanné comme tout le monde! Mais en 2015, nous avions ouvert autour du 20 avril et le mois de mai avait été très pluvieux. Cela n’avait pas changé grand-chose, au final. Il faut demeurer optimiste!»

C’est sensiblement le message lancé au Godefroy, à Bécancour. Là-bas, le directeur général Éric Renald répond aux membres et aux golfeurs occasionnels qui fréquentent son terrain. Ils sont de plus en plus nombreux à le contacter. Si la neige peut fondre...

«On voyait partiellement le vert de pratique vendredi dernier et il était presque tout dégagé dimanche. Ça change vite, on ne voit plus rien aujourd’hui! Avec le Canadien déjà en vacances, on comprend nos golfeurs d’avoir hâte. On a aussi hâte qu’eux...»

Sur l’île St-Christophe à Trois-Rivières, les employés du Métabéroutin se croisent les doigts. Il y a deux ans, le dégel rapide avait causé des ennuis dans certaines parties du terrain. «Au moins, tous nos verts sont protégés, relate le professionnel René Chassé. La première semaine de mai demeure un temps réaliste pour l’ouverture. On verra avec le dégel. Comme ailleurs, on sent la fébrilité des gens, il y a un va-et-vient constant à la boutique.»

À Louiseville, le propriétaire Pierre Rousseau, qui possède également le Golf Grand-Mère, n’abandonne pas l’idée d’accueillir ses premiers golfeurs à la fin avril. Il faudra toutefois plusieurs journées d’ensoleillement et des températures plus clémentes. «Nous serons fixés dans les deux semaines à venir, précise-t-il. Notre région semble avoir payé le prix plus que d’autres récemment avec la neige. Malgré tout, nous ne devrions pas dépasser un retard d’une semaine, voire une semaine et demie. Pour Grand-Mère, une ouverture le 10 mai est possible.»

Au Mémorial à Shawinigan, la nouvelle administration a acquis de la machinerie neuve, de nouvelles toiles et on a retravaillé le système d’irrigation. Le professionnel Luc Richard, l’un des plus expérimentés dans la région, est d’ailleurs de retour. «Plus il neige, plus on voit les journées de golf perdues», ne peut que constater ce dernier. «De mémoire d’homme, nous n’avons jamais dû attendre aussi loin que le 10 mai pour commencer à jouer. La bonne nouvelle, c’est qu’on prévoit du beau temps en fin de semaine, alors que tout le monde aura les yeux tournés vers le Tournoi des maîtres!»

Des rencontres tenues par Golf Québec et Golf Mauricie, dans les dernières semaines, laissent aussi présager des jours meilleurs pour l’industrie. «On semble avoir atteint le fond du baril pour mieux revenir. Il y a un élan en ce moment aux États-Unis», soutient Luc Boisvert, enthousiasmé à l’idée que ce mouvement gagne le Canada.

«Normalement, c’est ce qui se passe. On sent que les gens parlent plus de golf qu’il y a deux ou trois ans, le retour de Tiger Woods a un effet positif. S’il peut bien se positionner en fin de semaine, ça ne pourrait pas nous nuire!»

«Surtout que la Mauricie figure parmi les régions où ça coûte le moins cher, jouer au golf», conclut Luc Richard.