Adjoint depuis trois saisons, Louis-Philippe Dugas (au centre) est prêt à prendre les guides du programme de basketball féminin de division 1 des Diablos. Il sera épaulé par Benoit St-Jacques et Faisal Docter.

Passation de flambeau chez les Diablos

Trois-Rivières — Six ans après son arrivée à la barre du programme de basketball féminin des Diablos de Trois-Rivières en division 1, Faisal Docter est prêt à passer le flambeau. L’entraîneur ne s’éloignera toutefois pas trop du terrain puisqu’il demeurera adjoint à son poulain, Louis-Philippe Dugas.

Le nouveau Diable en chef ne sera d’ailleurs pas trop dépaysé dans ses nouvelles fonctions. En plus de Docter, Benoit St-Jacques, un autre ancien entraîneur-chef du programme, demeure aussi dans son rôle d’adjoint.

«Ça fait déjà trois saisons qu’on a établi une dynamique de travail collaboratif entre les trois. En plus, ça fait six saisons que l’équipe participe aux séries, il n’y a pas de raison de chambouler tout ça. On va continuer à travailler dans la même veine», explique le nouvel entraîneur-chef de 29 ans qui possède un baccalauréat en kinésiologie, une maîtrise en neurobiologie en plus d’être en cours de doctorat en psychologie.

Malgré son jeune âge, Dugas trempe dans le coaching depuis longtemps. Il a fait ses premières armes alors qu’il défendait les couleurs du Vert et Or du Séminaire de Trois-Rivières, dans le juvénile AAA. Il a également disputé trois saisons dans l’uniforme des Diablos.

«C’est tout un cerveau de basketball. C’était le choix intelligent à faire, de lui remettre le poste d’entraîneur-chef. La direction du Cégep était en accord avec ce processus et je suis convaincu que c’est la meilleure chose à faire pour l’équipe. Lorsqu’on a annoncé la nouvelle aux filles, la semaine dernière, elles étaient toutes très heureuses», explique Docter.

Pour St-Jacques, il demeure primordial que chaque entraîneur continue d’apporter son point de vue à l’équation. «Nous sommes trois entraîneurs-chefs dans l’âme. Il s’agit de bien comprendre chacun son rôle. Louis-Philippe va apporter une approche très différente.»

Le plus difficile, tant pour Docter que St-Jacques, sera de demeurer en retrait dans le feu de l’action! «Ça m’a pris trois ans avant d’être capable de rester assis», sourit St-Jacques, qui a piloté le programme de division 1 entre 2003 et 2010.

«La portion de motivation des troupes, c’est pas mal l’affaire de Faisal!», ajoute Dugas, sourire en coin.

Un entraîneur fier

En six campagnes comme entraîneur-chef des Rouges, Faisal Docter a compilé un dossier de 50 victoires et 44 revers en saison régulière en plus de permettre aux Diablos de participer aux séries éliminatoires à chaque année. En plus de quatre éliminations en quarts de finale, il a guidé son groupe à une quatrième position au championnat provincial (2016) et une médaille de bronze (2017).

Même s’il est satisfait des résultats compilés au fil des ans, rien ne rend Docter plus fier que l’épanouissement de ses joueuses, tant au plan sportif que personnel. «Toutes les finissantes sont allées à l’université. Il y en a qui sont des docteures, d’autres des ingénieures. Il y en a qui viennent aux matchs avec leurs enfants... C’est ça, ma plus grande fierté.»

«Tout le reste, c’est du bonus. On a eu la chance d’avoir une fille comme Carrie-Ann Auger qui a permis d’amener le programme à un autre niveau. On a réussi à battre toutes les équipes de la ligue», ajoute celui qui avait pris le relais de Franck-Anthony Allepot au printemps 2013.