La complicité entre Martin Mondou et Pascal Dupuis était évidente lorsque les Cataractes ont retiré le maillot de l’ex-compagnon de trio à Sidney Crosby en 2017.
La complicité entre Martin Mondou et Pascal Dupuis était évidente lorsque les Cataractes ont retiré le maillot de l’ex-compagnon de trio à Sidney Crosby en 2017.

Pascal Dupuis devient actionnaire des Cataractes

TROIS-RIVIÈRES — Un nouveau chapitre de l’histoire d’amour entre Pascal Dupuis et la Mauricie s’écrira dans quelques jours, lorsque l’ex-compagnon de trio de Sidney Crosby signera les documents le rendant actionnaire des Cataractes de Shawinigan.

Ça fait des années que Martin Mondou le courtise pour le convaincre de s’impliquer activement avec l’équipe junior qui l’a développé entre 1997 et 2000, une rampe de lancement qui lui a permis de disputer plus de 800 matchs dans la LNH. Dupuis a fini par succomber.

«Il fallait que ça arrive au bon moment. Quand j’embarque dans quelque chose, je m’investis à fond. Je ne me voyais pas le faire pendant que j’étais encore joueur, ou dès mon retour au Québec. La situation a évolué, je suis maintenant prêt et je suis très excité par ce nouveau défi que je vois comme la continuité de mon parcours. Je me suis développé à Shawinigan, j’y ai rencontré ma femme, et ma belle-famille y réside toujours. Je reviens donc souvent dans la région, j’ai amené la coupe Stanley avec moi lorsque je l’ai gagnée. L’équipe a aussi retiré mon gilet. Bref, on est rendu là!», sourit-il.

Dupuis ne se contentera pas de mettre ses billes au centre de la table avec les autres administrateurs de l’équipe, il va s’impliquer dans le département hockey. Il repousse pour l’instant l’idée de se retrouver derrière le banc même s’il dirigeait l’an dernier dans la LHPS. Il sera adjoint à Mondou aux opérations hockey.

«J’aime le côté de côtoyer les joueurs et de les diriger mais je ne suis pas un maniaque des ordinateurs. Or, dans la description de tâche des entraîneurs, c’est une facette importante de décortiquer le jeu. Les gars qui font ça sont des machines, et ils doivent investir énormément de temps. Ce n’est pas pour moi, du moins pas pour tout de suite. Je me joins aux opérations hockey pour apprendre une autre facette du hockey. J’amène pour ma part un bagage que je veux bien partager avec les joueurs et les membres de l’organisation. Chose certaine, vous allez me voir plus souvent à Shawinigan!»

Le mandat de Dupuis est déjà amorcé. Il participe actuellement aux réunions finales du comité hockey en vue du prochain repêchage, les 5 et 6 juin. Une expérience fascinante. «Je sais qu’en ce moment, les choses ne se passent pas comme d’habitude (en raison de la COVID-19) mais c’est néanmoins enrichissant. J’écoute beaucoup. Il y a des joueurs que je connais au repêchage. J’entends les dépisteurs débattre des forces et des faiblesses de chacun. Disons que je vais les regarder d’un œil différent l’an prochain!»

Mondou se réjouit évidemment d’avoir réussi à attirer Dupuis dans le giron de l’équipe. Depuis que son groupe a pris le contrôle des Cataractes en 2007, Mondou n’a jamais caché qu’il souhaitait greffer un joueur professionnel autour de la table. Il a essuyé quelques refus en cours de route. Finalement, c’est celui avec lequel il entretenait la relation la plus étroite qui a accepté de mettre l’épaule à la roue. «C’était un objectif mais on n’était pas pressé. L’important, c’était de trouver la bonne personne. Nous sommes tous très heureux que ce soit Pascal. Il apporte son vécu, de la crédibilité et de l’enthousiasme à notre organisation. Il nous rend plus fort.»

Mondou et Dupuis sont devenus amis en 1997, dès que ce dernier est arrivé en ville après une transaction avec les Huskies de Rouyn-Noranda. «Cette amitié dure depuis ce temps-là. Je suis donc très content de le voir se joindre à nous. C’est un gars cérébral, qui peut nous amener tellement. En plus, c’est un modèle exemplaire pour nos joueurs. J’ai suivi de très près sa carrière, je suis bien placé pour savoir que si Pascal a eu une aussi belle carrière, c’est en grande partie grâce à son éthique de travail exceptionnelle. Le timing de sa décision prouve par ailleurs qu’il se joint à nous pour les bonnes raisons», conclut Mondou, en laissant filtrer que l’investissement de Dupuis est particulièrement apprécié au moment où l’organisation doit faire preuve de créativité afin de traverser cette crise reliée à la COVID-19.