Depuis quelques jours, l'attaque est en panne sèche chez le Canadien.

Pas joli...

Trois-Rivières — La tendance devient lourde en ce début d’année, vous ne trouvez pas?

Durant les mois d’octobre et novembre, le Canadien s’imposait, à la surprise générale, comme l’une des équipes les plus redoutables de la LNH à 5 contre 5. Merci, Max Domi, Tomas Tatar et Jonathan Drouin! Hélas, le party achève.

Depuis quelques jours, cette attaque est en panne sèche, amplifiant du même coup toutes les autres carences du club. Et il y en a quelques-unes. Le Canadien est redevenu le club qu’il devait être quand tous les observateurs prédisaient, en septembre, une exclusion des éliminatoires. Le hic, c’est qu’il distance par beaucoup trop de points ceux qui traînent de la patte. Dans ces circonstances, les chances de remporter la loterie du repêchage sont pratiquement nulles. C’est dommage, car à la lumière des performances des dernières rencontres, ça va prendre encore beaucoup de renforts et de talent brut pour bousculer les formations de tête du circuit.

Traitez-moi de pessimiste si ça vous tente, je ne vois pas comment nos p’tits gars parviendront à mériter leur place en séries avec une défensive qui donne autant de revirements. Si l’adversaire avait été le Lightning ou les Capitals jeudi, le Tricolore aurait sans doute encaissé huit filets. J’exagère? À peine.

Ces revirements pourraient être pardonnés si on savait profiter de nos chances en avantage numérique, surtout que derrière, Carey Price fait bien paraître ses défenseurs depuis un mois. Mais voilà, le Canadien est épouvantable à cinq contre quatre. Ce n’est guère mieux à court d’un homme.

Avec la récente montée au classement des Islanders et des Hurricanes, tout porte à croire qu’il manquera de place pour Montréal. Domi s’essouffle, idem pour Drouin. La chimie qui connectait les deux s’est dissipée, c’est comme s’il n’y avait plus d’instinct.

Jeudi, le deuxième trio a généré de bonnes chances, à l’instar de la quatrième unité offensive. Mais sinon, c’est le calme plat.

Le Canadien revient à domicile, le temps d’un match, contre l’Avalanche samedi. Si vous pensez que ça va mal à Montréal, la situation est aussi compliquée au Colorado, où le joueur de concession, Nathan MacKinnon, a pété les plombs contre l’entraîneur-chef Jared Bednar. Est-ce que Bednar dirigera son club derrière le banc au Centre Bell? Si oui, ça risque d’être un de ses derniers matchs...