Pas de Rallycross hivernal à Trois-Rivières

TROIS-RIVIÈRES — Le Rallycross hivernal que souhaitait présenter le Grand Prix de Trois-Rivières (GP3R) en février 2020 n’aura finalement pas lieu. La série ARX qui devait y prendre part ne poursuivra pas ses activités l’an prochain, a indiqué sur Twitter le promoteur IMG.

«On l’a appris hier. On se doutait que ça s’en venait, mais pour nous autres, on est à trois mois de l’événement, alors il est trop tard pour trouver une solution de rechange», indique le directeur général du GP3R, Dominic Fugère.

«C’est dommage, parce qu’on était là depuis le début. La série ARX, on l’avait à cœur. Quand la série a été créée en 2018, ils nous avaient demandé si on était intéressés et on a tout de suite dit oui», ajoute-t-il. 

M. Fugère indique ne pas être au courant des détails qui expliquent la fin de cette série. Il croit toutefois que la décision du conseil municipal trifluvien de ne pas accorder la subvention demandée par le GP3R pour l’organisation d’une activité hivernale familiale, décision qui avait fait grand bruit, pourrait avoir pesé dans la balance. Sans cette subvention, le GP3R avait abandonné le projet d’organiser cette activité. 

«Quand on leur a annoncé que l’épreuve de Trois-Rivières serait juste une épreuve sur le circuit, c’est sûr qu’eux, ils sont venus à Trois-Rivières l’été, et de savoir que l’expérience ne serait pas la même, ça a eu un certain impact, je ne le cacherai pas», affirme M. Fugère. Celui-ci croit cependant que si l’abandon de l’activité a pu être un facteur dans la décision prise par IMG, ce n’est toutefois pas un facteur majeur. 

D’autres alternatives

Ce revers ne refroidit pas les ardeurs des artisans du GP3R, qui souhaitent toujours développer une course hivernale à Trois-Rivières. M. Fugère assure que d’autres plans sont sur la table et que ce revirement de situation sera peut-être un mal pour un bien, au final. 

«On pense qu’un événement hivernal articulé autour d’une course automobile de haut niveau peut attirer les foules et permettre aux gens de voir comment on s’accommode bien de l’hiver à Trois-Rivières. On a plusieurs plans alternatifs. Il y a des options super intéressantes, qui se sont révélées à nous après la décision du conseil municipal de ne pas appuyer le Rallycross hivernal. Ce qu’on risque d’amener l’hiver prochain, et cet été aussi, va être un spectacle plus relevé et peut-être des courses plus novatrices. On regarde un paquet de pistes et on aime ça être en avance sur notre temps, comme on a pu le montrer en amenant le Rallycross pour un championnat du monde pour la première fois (en 2014)», soutient-il. 

Parmi les bonnes choses qui s’en viennent pour le GP3R, M. Fugère rappelle notamment le passage du championnat F3 Amériques prévu l’été prochain. Il semble par ailleurs que le battage médiatique autour du refus du conseil municipal de Trois-Rivières d’octroyer la subvention demandée par le GP3R pour son activité hivernale a eu du bon. Depuis 10 jours, l’organisation a reçu plusieurs invitations et ouvertures pour bonifier la programmation de son événement estival. 

«Ça a fait du bruit au-delà de Trois-Rivières, à travers toute la planète du sport motorisé. Encore cet après-midi, un de mes contacts en France m’a appelé et m’a offert de me mettre en contact avec des gens qu’il connaît. On a aussi eu une réunion pour la création d’une équipe québécoise de F3», illustre M. Fugère. 

«Le Grand Prix va bien et tout ce qui se passe avec le Rallycross hivernal depuis deux semaines, ça ne remet rien en cause, assure-t-il. On n’est pas en mauvaise posture.»