Même avec un Carey Price au sommet de son art, le Canadien pourra difficilement freiner les attaques adverses.

Pas de miracle en vue

CHRONIQUE / Le camp d’entraînement vous a excités un brin.

Il y a eu quelques victoires. Et, le premier choix de l’équipe, Jesperi Kotkaniemi, a gagné son poste haut la main.

Ça vous fait rêver à un petit miracle. Après tout, chaque année propulse au moins une équipe surprise en séries. Et rendu là, tout peut arriver, hein?

Vrai. Mais il sera plus sage de chercher ailleurs Cendrillon. Car elle n’est pas dans la métropole.

À partir de mercredi soir, le Canadien va en avoir plein les bras. Tous les soirs. Sans Shea Weber en défense, qui va stopper les meilleurs éléments ennemis? Jeff Petry? Soyez sérieux! Ce sera une partie de plaisir pour les autres équipes de se mesurer à une défensive aussi généreuse. Même avec Carey Price au sommet de son art – ce qui n’est pas acquis – cette défensive parviendra trop peu souvent à en donner moins que l’attaque va en produire.

Regardez la liste des matchs au cours du prochain mois, votre club pourrait être écarté de la course aux séries avant l’Halloween. Chose certaine, quand le nouveau capitaine Shea Weber sortira de l’infirmerie, le Canadien ne sera plus dans le coup.

Et c’est tant mieux. Il n’y a rien de pire qu’un club qui s’accroche et qui termine une dizaine de points derrière ceux qui sont invités au bal de fin d’année. Un choix au repêchage entre 10 et 15 ne permet pas d’accélérer une reconstruction. Un deuxième choix d’affilée dans le top 5 pourrait amener cette magie. Rendu en décembre, si le Canadien n’est pas le portrait, Marc Bergevin sera justifié de sortir les vétérans afin de plonger vers la queue du classement. Voilà le scénario le plus plausible, et le plus attrayant pour tout le monde.

À l’exception de Bergevin, qui ne pourra pas résister à une deuxième exclusion d’affilée et à tous ces bancs qui seront vides au Centre Bell.