Les paddocks du Circuit Gilles-Villeneuve auront une allure bien différente en 2019.

Pas de Formule électrique sur le circuit Gilles-Villeneuve en 2018

Montréal — Les voitures de Formule électrique ne tourneront pas sur le circuit Gilles-Villeneuve en 2018, a assuré la Société du parc Jean-Drapeau jeudi matin, ce qui pourrait causer bien des maux de tête à la nouvelle mairesse de Montréal.

C’est du moins ce qu’a confirmé lors d’un entretien téléphonique avec La Presse canadienne François Cartier, le directeur marketing, développement commercial et communication de la Société du parc Jean-Drapeau.

«Actuellement, c’est évident. La nouvelle administration municipale est au courant que c’est pas possible pour 2018, à cause du chantier pour les paddocks et l’autre gros chantier dans l’île Sainte-Hélène, a déclaré M. Cartier. En conséquence, les gros événements seront transférés dans l’île Notre-Dame. Après 2018, ce sera à l’administration (Plante) de déterminer s’il y a une demande, et nous, au parc, de l’analyser.

«Pour l’instant, on attend que l’administration Plante communique avec nous pour voir s’il y a de l’intérêt, et s’il y en a, alors nous devrons apporter des transformations au circuit», a-t-il ajouté.

Valérie Plante devra donc trouver un autre endroit dans la métropole si elle souhaite le retour de la FE l’été prochain.

Selon Radio-Canada, aucune décision n’a encore été prise pour la tenue de la course de FE en 2018. Tous les scénarios seraient sur la table, y compris celui de mettre fin au contrat. Cependant, des millions de dollars de pénalités sont en jeu en cas de rupture de l’entente entre «Montréal, c’est électrique» et la FE, valide jusqu’en 2019. Une assemblée spéciale du conseil municipal abordera d’ailleurs l’enjeu de la FE le 10 janvier prochain.

Des paddocks qui rappellent les pavillons de l’Expo

La Société du parc Jean-Drapeau avait convié les membres des médias à une conférence de presse pour dévoiler les plans des nouveaux paddocks du circuit Gilles-Villeneuve. La structure, de style moderne, alliera principalement le verre et le bois.

«Il y avait plusieurs objectifs au niveau de la structure et de la plateforme en bois, car nous voulions un peu rappeler tous les pavillons de l’Expo, a évoqué Bertrand Houriez, le chargé de projets de la Société du parc Jean-Drapeau. (...) C’était un peu ce que la F1 nous a dit; elle voulait quelque chose d’atypique, quelque chose qui représente le Canada, et grâce à la structure en bois, notamment, on se démarque de ce qui se fait ailleurs dans le monde.

«Il a ensuite fallu modifier les plans afin de répondre aux normes de la FIA, ce qui signifie que le bâtiment sera plus grand que le précédent, plus large et plus haut aussi - trois niveaux au lieu de deux -, ainsi qu’un système de gradins qui pourra accueillir jusqu’à 5000 personnes», a-t-il poursuivi.

La Société du parc Jean-Drapeau a indiqué qu’un appel d’offres sera lancé cet hiver pour la réalisation des travaux. La date limite a été établie au 23 février 2018. M. Houriez s’est dit confiant de pouvoir respecter les échéanciers et la facture des travaux liés à la modernisation des paddocks, estimée à 52 millions $. Ils devraient être complétés à temps pour le Grand Prix du Canada en 2019.