Martin Mondou et son entraîneur Daniel Renaud ont d’importantes décisions à prendre d’ici lundi midi.

Panne généralisée, les Cataractes s'inclinent 5-0

Shawinigan — Ce n’est pas avec le match de dimanche après-midi que ceux qui se battent pour un poste chez les Cataractes ont pu marquer des points décisifs. Une panne d’inspiration généralisée, quelques heures seulement avant les dernières coupes, ont fait bien mal paraître la bande à Daniel Renaud, blanchie 5-0 par les Voltigeurs de Drummondville.

Dame Météo nous ayant offert un beau dimanche après-midi ensoleillé, il y avait à peine 500 personnes dans le Centre Gervais Auto pour ce duel. Tant mieux pour l’équipe des ventes de l’équipe, qui ne peut rien bâtir sur une performance aussi insipide.

En défensive, les Cataractes ont été sur les talons durant tout le match, réagissant bien mal à l’échec avant des Voltigeurs. Justin Blanchette a dû se battre toute la soirée avec des chances de marquer de qualité premium en raison de ces revirements causés par la pression adverse. Blanchette a fait face à 44 tirs, dont 24 dangereux!

À l’autre bout de la patinoire, la recrue Jacob Leblanc a eu la vie facile, testé seulement 22 fois. Les quelques chances de marquer accordées par les Voltigeurs sont arrivées alors que les visiteurs avaient déjà une belle avance au tableau. À part Gabriel Denis et Olivier Nadeau, bien peu de joueurs avec un maillot shawiniganais peuvent se vanter d’avoir fabriqué de l’offensive dimanche.

«On n’a pas compétitionné, c’est aussi simple que ça», tranchait Daniel Renaud, qui ne voulait ni se servir de la fatigue, ou de la nervosité, pour expliquer une opposition aussi médiocre. «On n’a aucune excuse. Quand l’autre équipe met de la pression, il faut prendre l’option la plus simple. On prenait celle qui était compliquée. Et en attaque, rien ne fonctionnait. En fait, on n’a pas travaillé en unité de cinq du match», se désolait-il.

Les jeux sont faits

Il est maintenant temps pour Renaud, le directeur-gérant Martin Mondou et leur personnel hockey de procéder aux dernières coupes.

Dans un monde idéal, l’état-major voulait régler ce dossier dimanche à la suite du match, mais cette contre-performance va probablement l’obliger à prolonger les discussions. «Il n’y a aucun joueur qui s’est aidé. Vétérans inclus. C’était horrible aujourd’hui», pestait Mondou, qui a jusqu’à lundi midi pour remettre sa liste de protection. «On va prendre le temps qu’il faut. Rien ne sera annoncé avant lundi.»

Un choix sera fait à l’interne à savoir si l’équipe garde 23 ou 24 joueurs. Les recrues William Veillette, Olivier Nadeau et Philippe Blanchet ont déjà été confirmés. Il y a par ailleurs 16 vétérans qui devraient, en principe, garder leur casier. Un contingent auquel il faut ajouter Vasily Ponomarev, retenu en Russie. Donc, sur la table des décideurs, il y a vraisemblablement huit noms pour trois ou quatre postes toujours disponibles.

Un dernier mot sur Ponomarev. Il y a des fans au Centre Gervais Auto qui commencent à s’impatienter un peu. Vrai qu’en 2015, Alexander Dergachev, un autre Russe, avait fait faux bond aux Cataractes. Mondou, de son côté, ne semble pas inquiet du tout. «Il est simplement en attente de son visa», a dit le directeur-gérant avant d’aller s’enfermer avec ses lieutenants pour débattre sur les dernières coupes.