Jon Mirasty (à gauche) n’a joué que deux matchs avec les Draveurs depuis le début de la campagne, dont un au Colisée, le 6 octobre.

Où est Mirasty?

Trois-Rivières — C’est la question que plusieurs partisans des Draveurs se posent depuis quelques semaines.

Où est Jon Mirasty? Annoncera-t-il officiellement sa retraite du monde du hockey dans les jours à venir? L’entraîneur-chef Alain Côté a voulu calmer le jeu, mercredi, à l’aube du quatrième match des Trifluviens contre les Éperviers, à Sorel-Tracy.

«Jon est en vacances en Californie avec sa famille, mais il fait toujours partie de nos plans», a lancé Côté, bien aux faits que les amateurs de Trois-Rivières n’ont pas été très gâtés jusqu’à maintenant quant aux présences dans l’alignement du Saskatchewanais de 35 ans, dont l’embauche a pourtant été annoncée en grande pompe.

Lors du match inaugural le 5 octobre au Colisée Cardin, Mirasty avait enfilé le chandail des Draveurs face à son ancienne équipe. Il était aussi de la formation partante le lendemain, toujours contre Sorel, mais cette fois au Colisée de Trois-Rivières. Il a jeté les gants dès la deuxième seconde de la rencontre. 

Or, le combat contre David Lacroix n’a jamais eu lieu. Il a par la suite été expulsé en deuxième période après s’en être pris à Lacroix, alors que celui-ci était assis au banc des siens. 

Depuis, on n’a pas revu Mirasty dans l’uniforme bleu et orange. Pour un fan de jeu robuste vendu à la cause de Mirasty, c’est ce qu’on appelle rester sur son appétit. Côté en est conscient, mais apporte tout de même certains bémols.

«La vérité, c’est qu’il y a de moins en moins d’hommes forts dans la Ligue nord-américaine de hockey. Rivière-du-Loup et Saint-Georges n’en ont pas alors qu’ailleurs, ça dépend des rencontres. J’ai entendu dire que Lacroix ne sera même pas en uniforme jeudi à Sorel. On veut garder Mirasty avec nous, mais il faut savoir gérer ses sorties en fonction de cette réalité.»

D’autant plus que le principal intéressé se tape trois heures en voiture avant de prendre l’avion de sa province natale jusqu’à Montréal. Une fois au sol, il a encore environ 90 minutes de route à faire avant d’enfin arriver au Colisée. «Ça lui fait de grosses fins de semaine, mais il est toujours motivé» assure Côté, en rappelant que Mirasty ne joue pas les jeudis en raison de son éloignement.

Ceci dit, il aurait pu rejoindre ses coéquipiers contre Saint-Georges il y a deux semaines, mais Côté a préféré ne pas faire appel à ses services. «C’était stratégique, en sachant à quoi ressemblerait l’alignement du Cool FM.»

Avec toutes ces absences, Mirasty n’a joué que deux des huit parties des Draveurs jusqu’ici et il en ratera au moins deux autres en fin de semaine. Après leur match de jeudi, les Draveurs recevront la visite des Marquis de Jonquière, vendredi.