Thomas Frost et le Rouge et Or veulent prendre leur revanche aux dépens des Mustangs de l’Université Western.

«On voulait revoir les Mustangs»

TROIS-RIVIÈRES — Deux équipes invaincues qui ont des comptes à régler en finale nationale universitaire. Le scénario est rêvé pour le match de la Coupe Vanier qui sera présenté samedi au Stade Telus de Québec entre les Mustangs de l’Université Western et le Rouge et Or de l’Université Laval.

Vaincus de manière décisive en grande finale canadienne l’an dernier (39-17), Thomas Frost et ses coéquipiers du Rouge et Or espéraient avoir l’occasion de se racheter en 2018. Après avoir accompli leur part en liquidant les X-Men de l’Université Saint-Francis-Xavier 63-0 pour l’obtention de la Coupe Uteck, les porte-couleurs de la Vieille Capitale ont observé avec satisfaction la victoire des Mustangs aux dépens des Huskies de l’Université de la Saskatchewan 47-24 dans le cadre de la Coupe Mitchell.

«Je pense que je parle pour tout le monde dans notre équipe en disant qu’on voulait revoir les Mustangs cette année. L’an passé, on a subi une défaite difficile. On voulait avoir la chance de se reprendre. Mais au-delà de notre revanche, il ne faut pas perdre de vue l’objectif qui est de gagner la finale nationale.»

À l’aube de ce deuxième chapitre, Frost avoue que la tâche ne sera pas facile face à la redoutable offensive des champions en titre de la Coupe Vanier. Les acteurs à la barre des Mustangs sont d’ailleurs les mêmes qui ont eu raison du Rouge et Or l’automne dernier. À tout cela, il faut ajouter que les champions de l’Ontario n’ont pas commis de faux pas en deux ans, vainqueurs leurs 23 derniers matchs. «Ils ont deux excellents porteurs de ballon, une bonne ligne offensive et un quart-arrière capable de faire des gros jeux. Ça représente tout un défi, mais on a l’équipe pour relever ce genre de défi. En plus, nous arrivons en meilleure santé que l’an dernier pour le dernier match de l’année», explique le secondeur de deuxième année.

Frost a l’habitude de jouer très tard à l’automne. En plus d’avoir perdu le match de la Coupe Vanier en 2017 avec le Rouge et Or, il a aussi disputé le dernier match de l’année en première division du réseau collégial lors des deux saisons précédentes. Après un revers au Bol d’Or en 2015 avec le Notre-Dame du Campus Notre-Dame-de-Foy, il a savouré la victoire lors du match ultime en 2016.

Samedi, l’ancien du Vert et Or du Séminaire Saint-Joseph ne devrait pas être en uniforme, comme ce fut le cas pour la majeure partie de l’année. Ceci ne rendra pas le duel moins intéressant à ses yeux. «Faire partie des deux seules équipes qui jouent encore à ce moment de l’année, c’est ce que tu veux. En plus, on a la chance de vivre ça devant nos partisans. Je vais vivre ça sur les lignes de côté, comme les 18 000 autres spectateurs dans le stade. Mais je vis la semaine de préparation avec toute l’équipe, c’est spécial de pouvoir vivre ça. Ça n’arrive pas souvent dans une vie», explique le Trifluvien.

Pendant que le Rouge et Or tentera de soulever la Coupe Vanier pour une 10e fois en 12 participations à la finale canadienne, les Mustangs seront pour leur part en quête d’un 8e sacre en 14 rencontres ultimes. «Ça va être un duel excitant pour tout le Canada. Je ne pense pas qu’on pouvait espérer mieux.»

Le botté d’envoi sera donné samedi sur le coup de 13 h.