L’offensive des Aigles peine depuis quelques matchs.

«On vit notre première grosse panne»

TROIS-RIVIÈRES — Plongés dans leur première véritable léthargie offensive de la saison, les Aigles de Trois-Rivières ont baissé pavillon 5-2 face aux Boulders de Rockland vendredi soir devant 1822 spectateurs réunis au Stade Stéréo Plus.

Malgré une marque qui laisse croire que les Aigles ont été dans le coup, les occasions de réjouissances ont été bien peu nombreuses pour les partisans des Trifluviens. À vrai dire, David Glaude a été l’unique porteur de bonnes nouvelles au bâton grâce à un double de deux points en cinquième manche. Son brio s’est toutefois avéré insuffisant pour les Aigles qui ont ainsi subi un troisième revers de suite.

Le plus inquiétant, c’est que les Aigles ont franchi le cap des 10 retraits au bâton pour un quatrième match de suite. Au cours de cette séquence peu reluisante, les frappeurs trifluviens ont été liquidés 52 fois sur trois prises! Pour une formation axée sur l’offensive, cette statistique laisse certainement perplexe.

«On vit notre première grosse panne. On a de la difficulté à faire les ajustements avec la zone des prises. On ne réussit pas à enchaîner les bonnes présences. On fait un pas en avant et un pas en arrière tout de suite après. Et quand on obtient le lancer qu’on veut, on frappe des fausses balles...», peste le gérant T.J. Stanton au terme de ce 24e revers en 45 matchs.

Quant aux solutions à court terme, l’Aigle en chef admet se creuser la tête. «Chaque soir, c’est un gars différent qui va finir avec trois retraits au bâton. Ça devient difficile de brasser les cartes dans l’alignement. Mais avec la qualité de nos frappeurs, je ne suis pas inquiet que ça va se replacer.»

À l’opposé, sans être explosifs, les Boulders ont offert du baseball méthodique au bâton, réussissant à construire cinq points grâce à six coups sûrs et surtout cinq buts sur balles coûteux. D’ailleurs, le gérant T.J. Stanton paraissait fort agacé par la générosité de son partant Ethan Elias qui a eu la fâcheuse manie d’offrir quatre fois le premier coussin au premier frappeur de la manche. «On leur a donné beaucoup trop d’opportunités. C’est du suicide de permettre au premier frappeur de se rendre sur les sentiers aussi souvent face à un lineup comme ça. »

Au cœur de cette soirée peu réjouissante, le releveur Kyle Halbohn a néanmoins livré une prestation magistrale en relève. En 3,2 manches, le gérant de 6pi 8po n’a permis qu’un coup sûr en plus de passer sept frappeurs dans la mitaine. «Il a été très impressionnant ce soir contre le meilleur alignement de la ligue», note Stanton, avouant du même souffle que les responsabilités de son releveur droitier seront assurément accrues au cours des prochains matchs.

Dans le vestiaire vainqueur, le gérant Jamie Keefe saluait avec raison l’opportunisme de sa troupe. «Leur partant était souvent en arrière dans le compte alors on en a profité pour atteindre les sentiers. Ensuite, on a trouvé une façon de les faire avancer avant d’obtenir de très bonnes présences avec des coureurs sur les buts.»

CARNET DE NOTES
Le deuxième match de la série sera disputé samedi dès 19 h au Stade Stéréo Plus. Les Aigles délégueront Yender Caramo sur la butte face à Travis Hissong pour les Boulders... En raison de la tenue de l’Expo de Trois-Rivières et du début du montage des gradins pour le Grand Prix de Trois-Rivières, l’organisation des Aigles suggère aux partisans d’arriver plus tôt qu’à l’habitude et propose trois stationnements: celui de la piscine de l’Exposition, celui du Collège Laflèche ou encore dans les rues du quartier Saint-Sacrement...