Martin Bernard aime la façon de se comporter de son équipe depuis quelques matchs et il s'attend à une bonne performance des siens ce soir contre Rimouski.

«On peut marquer l'histoire de bien des façons»

Pour la première fois depuis la fin de la période des transactions, les Cataractes vont se produire devant leurs partisans ce soir alors que l'Océanic de Rimouski débarquera au Centre Gervais Auto. Après un séjour de cinq matchs sur la route répartis sur deux semaines, au cours desquels les hommes de Martin Bernard ont engrangé des points dans quatre rencontres, les Shawiniganais sauteront sur la glace en meilleure position que jamais pour se faufiler en séries puisque l'écart s'est rétréci à cinq points entre la 16e place au classement général et eux.
«On peut marquer l'histoire de bien des façons», lance Bernard, en faisant référence au fait que son club a battu un record de médiocrité pour le pire début de saison en plus de quatre décennies de hockey junior à Shawinigan... mais qui pourrait se faire pardonner en devenant le premier club de la LHJMQ à se qualifier pour la grande danse du printemps après avoir perdu ses 10 premiers matchs. «Ça peut devenir, ça doit devenir une source de motivation pour notre équipe. Bien sûr, on ne contrôle pas la performance des clubs devant nous, ni le résultat de nos propres matchs. Mais on contrôle nos performances. Tout le monde nous voyait mort quand nous étions à 15 points des séries, nous nous sommes rapprochés pas mal. Cette course aux séries, ça fait partie du processus d'apprentissage et ce serait un énorme accomplissement pour nous d'y accéder, en plus d'amasser tout le bagage qui va avec.»
Bernard, qui prévoit une lutte à cinq avec Charlottetown, Bathurst, St-John et Sherbrooke pour les deux derniers laissez-passer disponibles, est encouragé par les progrès réalisés par son équipe, de même que par la contribution des nouveaux venus Giovanni Fiore (quatre points en cinq matchs), Gabriel Slight (cinq points en six matchs) et Alex Filiatrault, qui stabilise la jeune défensive. «Fiore a de très belles habiletés offensives, Slight est un gros bonhomme qui inscrit ses points de l'enclave et qui est fort le long des rampes. Leur arrivée nous grossit sur les ailes... L'ensemble est intéressant, on progresse, on voit que la chimie s'installe. Même à Baie-Comeau la semaine dernière, où nous avons perdu, nous avons réussi à bien faire contre une équipe de tête. On s'en va dans la bonne direction.»
Et puis il y a le retour du capitaine Félix-Antoine Bergeron, dont la voix porte dans ce vestiaire si jeune. Bergeron va se produire pour la première fois en trois mois devant les fans de l'équipe ce soir... «C'est un joueur important pour nous, qui fait bien depuis son retour. Il joue un peu plus intelligemment aussi, il fait une meilleure lecture sur la glace», souligne Bernard à propos de son vétéran de 19 ans, qui a eu besoin de plusieurs semaines pour soigner sa dernière commotion cérébrale.
Tout ce beau monde entame ce soir une séquence de trois matchs en moins de 48 heures, dont le principal point d'intérêt est demain alors qu'ils croiseront le fer avec le Phoenix à Sherbrooke, un rival direct. «On va prendre les matchs un à la fois, ce serait une erreur de penser déjà à celui de samedi», prévient Bernard. «Une part de nos succès dans les derniers matchs est attribuable au fait que tout le monde a été impliqué. Avant une séquence aussi exigeante, c'est rassurant.»
C'est Storm Phaneuf qui a été désigné pour affronter l'Océanic ce soir. Bernard dit n'avoir aucun mal à faire cohabiter ses deux gardiens depuis le retour de Marvin Cüpper du championnat du monde junior. «Il y a une saine rivalité qui s'est installée, et c'est bon pour l'équipe. On veut que celui qui prend le filet souhaite faire la différence. En bout de ligne, ce sont leurs performances qui vont dicter nos décisions.»
Phaneuf devra être au sommet de son art face à l'Océanic, qui n'a subi que trois défaites à ses 10 derniers matchs, mais qui a été humilié 8-1 à sa dernière sortie face aux Mooseheads...