La sous-carte a été dévoilée en vue du gala du 10 février au Centre Gervais Auto en présence des boxeurs François Pratte, Mathieu Germain, Jordan Balmir, Steven Butler et Raphaël Courchesne. Ils sont accompagnés, au centre, de Roger Lavergne, président des Cataractes de Shawinigan, Camille Estephan, président d’Eye of the Tiger Management, et Jonathan Cloutier, directeur des ventes chez Labatt.

«On a livré la marchandise»

Shawinigan — Un grand total de huit combats meubleront la carte de boxe professionnelle du 10 février à Shawinigan concoctée par les Cataractes et Eye of the Tiger Management. Les co-promoteurs Roger Lavergne et Camille Estephan ont dévoilé mercredi en conférence de presse l’essentiel de la sous-carte qui mènera à la grande finale assurée par Simon Kean et Solomon Haumono, avec comme enjeu le titre d’aspirant obligatoire au titre des poids lourds du Commonwealth.

En demi-finale, Steven Butler (21-1-1, 18 k.-o.) a promis d’étourdir Uriel Gonzalez (16-3-1, 12 k.-o., un Mexicain qui avait livré toute une bagarre il y a un an à Francis Lafrenière avant de s’incliner par décision majoritaire, un verdict contesté par bien des gens… dont fait partie Butler. «On a fait des propositions à Lafrenière par le passé, ça n’a pas fonctionné. On prend donc ce combat face à Gonzalez qui, selon moi, avait gagné contre lui. On ne se le cache pas, on veut piquer Lafrenière. Je vais faire avec Gonzalez ce que Lafrenière n’a pas été en mesure de faire. Je veux prouver que je suis le meilleur. J’ai un message à passer le 10 février», soutenait Butler. «Mon dernier combat était le 16 décembre, je ne me suis pas éloigné du gym. Je veux faire mal à Gonzalez.»

Comme Butler, Mathieu Germain (12-0, 6 k.-o.) est très confiant en ses moyens et il assure qu’il maîtrisera Cam O’Connell (16-1-1, 10 k.-o). Cette bagarre est significative puisque le gagnant, à l’instar du vainqueur en finale, sera identifié premier aspirant à la couronne du Commonwealth chez les super légers. «C’est un bon adversaire, que j’ai pu épier chez les amateurs. Mais ça ne changera rien pour moi, je n’ai pas encore perdu un seul round chez les pros et ça ne va pas arriver le 10 février. Comme d’habitude, je vais livrer un combat à la fois parfait et explosif. C’est une très belle opportunité pour moi et je vais en profiter pour me faire de nouveaux fans.»

Outre Butler et Germain, Clovis Drolet (4-0, 2 k.-o), Vincent Thibeault (2-0, 1k.-o.), Raphaël Courchesne (début professionnel), Kim Clavel (1-0), François Pratte (5-0) et Jordan Balmir (7-0, 5 k.-o.).

«On avait promis une carte des ligues majeures, on a livré la marchandise. Nous offrons le 10 février trois combats qui auraient pu être des finales partout ailleurs. Sur le reste de la carte, il y a des boxeurs très talentueux qui sont en train de devenir des vedettes au Québec. Ne manquez pas ça!», clamait Camille Estephan, fier de souligner que TVA Sports va présenter en direct les combats. «Nous serons en direct le même soir que le match du Canadien contre Nashville. On va piquer le show à P.K!», a lancé le Grand Manitou d’Eye of the Tiger Management, en se disant très heureux de la collaboration avec les Cataractes. «Quand tu t’associes à de nouveaux partenaires, tu te demandes toujours comment ça va se passer. Or nous sommes choyés. Nous reviendrons.»

Lavergne renvoyait volontiers les compliments à Estephan. Si le président s’est impliqué dans l’élaboration de la finale, il a laissé à EOTTM la mission de mettre sur pied le reste de la carte et il se disait très heureux du résultat final. «Camille connaissait nos attentes, et il a rempli le mandat. Les fans de la Mauricie sont très choyés d’avoir une carte de cette ampleur. De notre côté, nous travaillons sur certaines surprises pour impressionner nos partenaires et ceux qui vont se déplacer. On peut déjà vous dire que nous aurons un band sur place. On travaille sur une soirée qui va être très festive.»

Les promoteurs souhaitent attirer plus de 3000 personnes au Centre Gervais Auto. Plus du tiers de l’objectif est comblé à ce jour, et Lavergne et Estephan sont convaincus que la qualité de la sous-carte va inciter les amateurs de sport à mettre cette soirée à leur agenda. «Ceux qui vont le faire ne seront pas déçus. Côté ambiance, il ya peu de soirées comparables à un gala de boxe. Surtout un gala aussi relevé», a conclu Lavergne.

Enfin un contrat pour Pratte?

Depuis qu’il est passé chez les pros, François Pratte rêve de convaincre un promoteur de le mettre sous contrat. Les pourparlers n’ont jamais abouti ces dernières années, même s’il empilait les victoires.

Les choses pourraient changer le 10 février. Le Trifluvien sait qu’il aura un Mexicain invaincu entre les pattes. S’il garde sa fiche immaculée, Camille Estephan a évoqué en conférence de presse qu’il aurait la chance d’être enrôlé au sein de son écurie. «C’est l’fun à entendre. Mais il n’y a rien de garanti, je le sais. Je ne veux donc pas trop me fier là-dessus. L’important, c’est de livrer un bon combat.»

Il y a quelques mois, Pratte se questionnait sur l’orientation à donner à sa carrière. Les offres pour remonter sur le ring se faisaient rares, toutes ces heures passées au gymnase devenaient un peu plus lourdes. L’athlète de 27 ans est donc très heureux de pouvoir se battre pour une deuxième fois depuis la fin novembre. «À mon dernier combat, j’ai envoyé mon rival deux fois au tapis. Cette fois, avec un premier combat de six rounds, j’ai bon espoir d’aller chercher mon premier k.-o. En tout cas, je vais donner mon 100%. J’ai la chance de me battre à 30 minutes de chez moi, devant mes amis. Tout ça est très motivant.»

Comme Pratte, Jordan Balmir s’attend à voir beaucoup de ses fans dans les gradins du Centre Gervais Auto. Le Drummondvillois, qui s’entraîne à Trois-Rivières sous les ordres de Jimmy Boisvert, veut attirer les regards le 10 février. «Je me couche tôt. Je me lève tôt. Je suis dédié 100% boxe. Je vais montrer à quel point ces sacrifices sont payants.»

Balmir a bien failli être impliqué dans un combat local, défié par Louisbert Altidor (6-2). Balmir aurait aimé accepter le combat mais son entraîneur Jimmy Boisvert a finalement apposé son veto. Balmir va finalement se mesurer à un Mexicain dont il ignore pour l’instant l’identité. «Altidor se bat normalement à 168 livres, nous on veut descendre à 154. Ce n’est pas compatible en ce moment. Quand tu veux mettre sur pied un combat comme ça, le timing est important. Le timing n’était pas bon cette fois», explique Boisvert. «Je fais confiance à mes entraîneurs pour le choix d’adversaire. Moi, je suis prêt pour n’importe qui. On y va une étape à la fois.»