Avec la victoire de l'Argentine mercredi, Lionel Messi n'a plus qu'une étape à franchir pour rejoindre dans les annales l'idole du peuple argentin, Diego Maradona, sacré en 1986.

On a eu une vraie demi-finale!

Première des choses, c'est intéressant de voir qu'on a eu une vraie demi-finale!
Première impression, c'est certain que les deux équipes qui voient le Brésil se faire démolir, elles abordent le match d'une façon différente. Il n'y a pas une des deux équipes qui aujourd'hui, ni l'Argentine ni les Pays-Bas, voulaient repartir de la même façon que le Brésil est parti. Ce que ç'a provoqué, c'est qu'au niveau défensif, on a fait en sorte qu'il y ait beaucoup moins de temps pour le porteur du ballon durant tout le match.
À toutes les fois que quelqu'un avait le ballon, il y avait rapidement un opposant qui venait sur lui. Ce que ç'a fait, c'est qu'on a diminué le temps disponible au porteur de ballon pour pouvoir prendre des décisions, de là a découlé qu'il y a eu beaucoup moins d'actions offensives dans ce match. On n'en a pas vu beaucoup.
Les milieux de terrain ont travaillé très fort. On s'est replacés rapidement à chaque fois qu'il y avait une attaque. Si on perdait le ballon haut, on se dépêchait à revenir dans notre moitié de terrain pour fermer et ne pas offrir d'espace à l'adversaire. On a joué sur les deux notions les plus importantes en soccer: l'espace et le temps.
D'un côté, le temps, en mettant continuellement beaucoup de pression sur le porteur du ballon dès qu'il allait en zone adverse. Aucune des deux équipes n'a mis de la pression sur tout le terrain, c'était trop difficile. C'est arrivé occasionnellement, particulièrement de la part de l'Argentine vers la fin de la deuxième demie, mais pas fréquemment.
Et puis, au niveau de l'espace, en revenant se replacer dans notre zone, ce qu'on évitait, ce sont les contre-attaques. Ce qu'on a vu pratiquement tout le match, c'est quatre ou cinq joueurs offensifs, contre sept, huit ou neuf joueurs défensifs, ce qui, naturellement, rendait la tâche beaucoup plus difficile.
Individuellement, Romero m'a impressionné, parce qu'il a bien fait, surtout lors des penaltys. Mascherano, chez les Argentins, a été un joueur qui a vraiment démontré qu'il était très fort en récupération, mais qu'il était aussi capable de bien relancer. Il a été un joueur assez important au niveau des Argentins.
Pour les Pays-Bas, Vlaar, même s'il a raté son penalty, a bien joué. Il a réussi à faire en sorte que Messi ne puisse jamais prendre de la vitesse. Ç'a également été intéressant de voir le travail de Sneijder en milieu de terrain. Mais il n'y a pas eu de joueurs qui ont vraiment ressorti pendant ce match. C'était le collectif qui ressortait beaucoup plus que l'aspect individuel.
Propos recueillis par Étienne Dubois