Olivier Desroches devrait se développer comme un bon défenseur offensif dans la LHJMQ.

Olivier Desroches au cœur de la relance

Shawinigan — Passer d’une équipe qui aspire aux grands honneurs à une formation qui se bat pour une place en séries, c’est rarement vu comme un changement positif. Sauf dans le cas d’un jeune joueur qui se retrouve soudainement avec un terrain de jeu pas mal plus grand du jour au lendemain.

C’est ce qui es arrivé à Olivier Desroches, la clé de la transaction qui a expédié le vétéran Samuel Asselin chez le Titan d’Acadie-Bathurst. Le jeune Desroches, utilisé quelques minutes par match seulement avec le Titan, a beaucoup plus d’espace chez les Cataractes. Ses premières semaines ont montré qu’il serait au coeur de la relance du nouveau cycle shawiniganais.

«Quand tu obtiens ce genre de joueur, c’est plus facile d’accepter le genre de période de transition que nous traversons actuellement», confesse Daniel Renaud. «On voit tout son potentiel en relance, son instinct offensif aussi. Ce bout-là, on le savait. Ce qui est étonnant, c’est qu’il soit capable de défendre aussi bien son territoire déjà à 16 ans. Il n’a pas peur de la dimension physique du jeu, il s’en sert même très bien pour réussir ses jeux.»

Au plan statistiques, Desroches n’ébranle pas encore les colonnes du temple. Deux points en huit matchs, et un différentiel de -1, ça ne rend pas justice à ses dons. Normal, assure Renaud. «Il jouait quelques minutes par match à Bathurst, on ne pouvait pas du jour au lendemain lui en demander trois ou quatre fois plus. On l’a intégré graduellement. Il a la maintenant la forme physique de match pour en prendre plus. Inévitablement, il aura tôt ou tard la chance de contribuer plus en avantage numérique», prévoit Renaud, conscient que son jeune poulain est déjà à l’aise avec la rondelle au bout de sa palette, ce qui est loin d’être le cas de tous les arrières recrues de la ligue. «Il peut battre un premier joueur, puis en attirer un deuxième avant de faire une bonne passe. Pour faire ça, la confiance est importante. On va pouvoir bénéficier de ses talents pendant quatre ans.»

Natif de Laval, Desroches ne demande pas mieux que de s’incruster en Mauricie. «J’ai beaucoup appris en début de saison en jouant avec des défenseurs comme Noah Dobson et Adam Holwell, ce fut bon pour moi. Par contre, il y avait peu d’espace pour moi à Bathurst, alors je suis très content d’être ici. Je me suis joint à un bon groupe de joueurs.»

Qui, foi de Desroches, vont tout donner pour se faufiler en séries, même si la pente commence à être de plus en abrupte. «On y croit vraiment. On va les faire, les séries. L’état d’esprit est très bon», propose l’adolescent.

face aux Voltigeurs
Chose certaine, les Cataractes devront être beaucoup plus convaincants que dimanche s’ils veulent recommencer à mettre des points sur le tableau. Les Voltigeurs, les visiteurs de ce soir au Centre Gervais Auto, représentent une proie bien difficile à capturer. «J’ai encore du mal à m’expliquer comment on a pu livrer une performance de la sorte dimanche à domicile. Ce qui est certain par contre, c’est qu’on doit corriger le tir rapidement. Pour moi, les Voltigeurs représentent l’équipe la plus rapide de la ligue. C’est assez simple: si un joueur s’endort une seconde sur la glace, on va devoir affronter une chance de marquer.»

Avec 66 points en 47 matchs, les Voltigeurs de Dominique Ducharme occupent le quatrième rang au classement général. Ils n’ont subi qu’une seule défaite à leurs dix dernières sorties. Et pourtant, leurs meilleurs joueurs ont entre 16 et 18 ans... «Leurs vétérans de 20 ans sont solides sur la glace comme à l’extérieur de la glace, ils ont aidé le personnel hockey à bâtir une belle culture. Ce qui se passe actuellement à Drummondville, c’est un peu le modèle à prendre pour les équipes qui reconstruisent...»