Alexia Moreau évolue pour Stanstead College. L’adolescente espère poursuivre au niveau de la NCAA.

Objectif NCAA pour Alexia Moreau

TROIS-RIVIÈRES — Alexia Moreau a des objectifs bien précis... et la jeune joueuse de hockey de Louiseville met tous les efforts pour y arriver. L’attaquante évolue pour Stanstead College en Estrie, un programme invaincu dans sa ligue en cinq ans, et elle aspire aux meilleures équipes de hockey féminin de la NCAA.

«Nous avons une très bonne équipe à Stanstead et on progresse bien», mentionne avec fierté Alexia Moreau. «La progression que j’ai eue en deux ans, c’est inimaginable. Autant comme joueuse que comme personne.»

Parmi l’élite des programmes de hockey féminin des écoles secondaires privées américaines, Stanstead College a remporté à nouveau cette année le championnat de la North American Prep Hockey Association. L’étudiante de 4e secondaire âgée de 16 ans est à sa deuxième année dans ce collège privé de l’Estrie, où elle y est pensionnaire.

«C’est une école située tout juste à côté des lignes américaines et elle est renommée. C’est un prep school. On est environ 650 élèves et pour de vrai, c’est comme dans un film américain», dit-elle, pour qu’on se fasse une belle idée des lieux et de l’ambiance qui y règne.

«Chaque jour tu vas à des classes, tu t’entraînes et tu vis avec tes coéquipières. Venir ici a été ma meilleure décision à vie. Je ne regrette absolument rien.»

Suivant le modèle américain, une sixième année de niveau secondaire est offerte à Stanstead. Alexia Moreau pourra donc jouer encore deux années pour ce programme et y poursuivre son développement. L’adolescente ne se voit aucunement porter un autre uniforme que celui de Stanstead.

Désormais bilingue, Alexia Moreau apprécie aussi le foisonnement des cultures dans cette école fréquentée par des jeunes provenant d’une vingtaine de pays. Juste au sein de son équipe, il y a des filles de partout au Canada, mais aussi des États-Unis et de l’Allemagne. On y retrouve aussi l’attaquante Juliette Leroux, originaire de Trois-Rivières.

Alexia Moreau évolue pour Stanstead College. L’adolescente espère poursuivre au niveau de la NCAA.

Le rêve de la NCAA

En plus des matchs dans la North American Prep Hockey Association, l’équipe de hockey féminin de Stanstead participe à plusieurs tournois aux États-Unis. Il s’agit de belles occasions pour elle de se faire voir par des recruteurs.

«Mon rêve a toujours été d’aller jouer aux États-Unis, en NCAA», avoue-t-elle, tout en précisant qu’elle se garde des portes ouvertes au Canada.

Bien qu’elle y pense, Alexia Moreau ne sait pas encore où elle pourrait poursuivre son parcours de hockeyeuse dans deux ans. Surtout que les nouvelles règles de la NCAA interdisent les recruteurs des collèges à approcher les adolescents avant leur 5e année du secondaire. Alexia Moreau sait toutefois que des programmes américains l’ont à l’oeil.

«Mon but est toujours de jouer en première division universitaire. Mais on ne sait pas quelles équipes vont se manifester ou quel programme d’études je vais choisir. Mais juste de jouer D1, c’est vraiment bon», affirme Alexia Moreau.

Le hockey dans l’âme

Même lorsque les classes sont terminées, Alexia Moreau continue de chausser ses patins. L’été prochain, elle doit participer au camp de sélection d’Équipe Québec où elle devra faire sa place. Le coronavirus pourrait bien contrecarrer ses plans.

«Ça va dépendre vraiment de cet été. J’ai un gros été devant moi pour réussir à faire Équipe Québec et continuer à m’entraîner», précise la jeune joueuse de 16 ans.

À cet âge, tous nos rêves sont accessibles... à condition de persévérer. Et Alexia Moreau l’a bien compris. Depuis qu’elle est toute jeune, elle rêve un jour de porter les couleurs du Canada pour l’équipe nationale féminine de hockey.

Originaire de Louiseville, Alexia Moreau évolue déjà sur un circuit américain de hockey féminin.

L’adolescente a grandi en étant témoin des exploits des plus grandes joueuses du pays.

«Ç’a toujours été un rêve pour moi d’être sur Équipe Canada aux Jeux olympiques ou peu importe où. Faut que j’y mette les efforts», dit-elle avec le sourire dans la voix.