Le CSTR souhaitait organiser des rencontres avec d’autres clubs, dont Victoriaville et Shawinigan. Le problème, c’est que le club trifluvien a fait l’impasse sur la Ligue mauricienne de soccer, fédéré par Soccer Québec.
Le CSTR souhaitait organiser des rencontres avec d’autres clubs, dont Victoriaville et Shawinigan. Le problème, c’est que le club trifluvien a fait l’impasse sur la Ligue mauricienne de soccer, fédéré par Soccer Québec.

Nouvelles tensions au soccer à Trois-Rivières

Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Décidément, le courant ne passe pas entre le Club de soccer de Trois-Rivières et l’Association régionale de la Mauricie. Après avoir suspendu pendant deux semaines le club pour des carences observées dans l’application de certaines mesures sanitaires, l’ARSM lui refuse l’organisation de matchs hors-concours pour ses équipes U9 à U12, se référant à des règlements adoptés avant le début de la saison.

Selon ce qu’il a été permis d’apprendre, le CSTR souhaitait organiser des rencontres avec d’autres clubs, dont Victoriaville et Shawinigan. Le problème, c’est que le club trifluvien a fait l’impasse sur la Ligue mauricienne de soccer (LMS), fédéré par Soccer Québec.

Cette absence des catégories U9 à U12 dans le réseau compétitif incite l’ARSM à refuser la demande du CSTR, apprend-on dans un courriel signé par le président de l’organisme régional, André Mercier, et dont une copie fut expédiée à la fédération provinciale.

«Les paramètres de la saison 2020 ont été définis le 21 juin et en présence de tous les clubs, dont le CSTR», a-t-il expliqué au Nouvelliste, lundi.

«À l’époque, il a été décidé qu’il n’y aurait pas de parties hors-concours cet été. Si le CSTR y avait vu une objection, ça aurait été le temps d’en parler. Sauf que nous n’avons pas eu de nouvelles de leur part. On offrait pourtant la possibilité de deux dates d’entrée pour les activités de la LMS.»

Les jeunes U9 à U12 se limitent donc à des entraînements ou à des matchs organisés à l’intérieur de la structure de leur club. Pourquoi le CSTR a-t-il choisi de faire l’impasse sur la saison de la LMS en 2020? Le club a préféré ne pas commenter la situation.

«Ce n’est pas nous qui les avons tassés, ils l’ont fait eux-mêmes. Ils ont le droit de jouer entre eux, au sein de leur propre structure. Par contre, ils ont sollicité d’autres clubs de la Mauricie ainsi que de l’extérieur de la région pour organiser des joutes hors-concours.»

Soccer Énergie Centre-Mauricie s’est d’ailleurs renseigné auprès de l’ARSM, à savoir si la tenue de ces matchs était possible. Ça ne l’était pas, allait leur confirmer l’ARSM.

«On se base sur les recommandations de la Santé publique. Le plan de retour au jeu, il a été planifié par Soccer Québec et approuvé par les instances gouvernementales. On ne peut pas organiser des tournois ou des festivals, c’est assez clair. L’objectif cet été consistait à faire sortir les jeunes, qu’ils aient du plaisir sur le terrain et dans un cadre sécuritaire du soccer fédéré.»

Une saison mouvementée

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le CSTR vit jusqu’ici une saison plutôt mouvementée. Ses équipes U14 à U16 inscrites en LMS ont dû patienter une quinzaine de jours avant de disputer les premiers matchs, après que l’ARSM ait suspendu le club pour non-respect de certaines mesures sanitaires.

Une visite de Soccer Québec sur des plateaux utilisés par le CSTR avait ensuite été jugée satisfaisante, ouvrant la porte au retour de 150 joueurs dans les activités fédérées de la LMS.

Des parents avaient écrit au Nouvelliste pour témoigner de leur frustration face à ces mesures, jugées trop sévères. Certains parlaient même d’une «aversion de longue date» envers le club.

André Mercier assure de son côté qu’il n’y a pas de tension avec le CSTR.

«Il s’agit d’un club important dans la région, celui qui fournit le plus d’équipes, avec le plus de membres. Ceci dit, je trouve ça malheureux pour les jeunes qui sont pénalisés. Nous aurions été prêts à accepter les équipes U9 à U12 du CSTR dans la LMS, même après les dates butoirs. Ça n’aurait pas été une première.»