Pavlos Antoniades

Nouvelle expérience pour Antoniades et Mainville

Trois-Rivières — La saison des triathlètes Pavlos Antoniades et Filip Mainville se conclura sur une note à saveur internationale alors qu’ils prendront part, samedi à Saint-Hélier sur l’île de Jersey au Royaume-Uni, à la dernière épreuve de la saison de la Super league triathlon.

Cette course fait partie de la série nouveau genre ayant vu le jour il y a quelques années et à laquelle les plus grands noms du triathlon courte distance participent en parallèle du calendrier de l’International triathlon union (ITU). Les deux protégés de Pascal Dufresne s’y mesureront à d’autres triathlètes d’âge junior faisant partie de l’élite mondiale. Ils prendront part à une course de type enduro, qui consiste à nager 300 mètres, à rouler trois kilomètres et à courir deux kilomètres deux fois de suite, et ce, sans interruption. Le départ de leur course sera donné en matinée alors que les coureurs professionnels s’exerceront quant à eux en après-midi dans le cadre des rondes préliminaires. Les courses de l’après-midi consisteront à nager 300 mètres, à rouler 4 kilomètres et à courir 1,6 kilomètre deux fois de suite, toujours sans interruption. Fait à noter, les deux meilleurs juniors mériteront le privilège de se mesurer à leurs idoles, et qui sait, à prendre part à la finale le dimanche s’ils se qualifient. Ils devront alors enchaîner les trois disciplines à trois reprises lors de la finale.

Notons que les deux jeunes hommes fréquentant le Collège Laflèche font partie d’un groupe de 10 athlètes provenant du Québec. Mainville a mérité sa place en raison de sa deuxième place au Championnat canadien. Blessé pendant la majeure partie de la saison, Antoniades, qui a terminé au 16e rang lors du dernier Championnat du monde de la discipline, a quant à lui été sélectionné par les responsables de la délégation.

Filip Mainville

Leur entraîneur considère que les deux étudiants-athlètes ont de bonnes chances de terminer sur le podium. Il ajoute qu’ils sont très excités à l’idée de pouvoir affronter les meilleurs de leur sport s’ils s’emparent des deux premières places. Afin de mettre toutes les chances de leur côté, ils se sont astreints à deux séances d’entraînement spécifiquement conçues pour cette épreuve peu orthodoxe.

«On a fait ça au Cégep et ils ont trouvé ça difficile. Mais je crois en leur chance», mentionne Pascal Dufresne.

Dans cette optique, il précise qu’Antoniades pourrait faire des flammèches grâce à sa rapidité lors des transitions tandis que Mainville, un Montréalais qui vit maintenant à Trois-Rivières, pourrait bien causer une surprise lors des portions de vélo.

De plus, l’entraîneur indique que ce rendez-vous avec la nouveauté constitue une belle façon de conclure une longue saison pour ses deux athlètes. Outre le format de course différent, les maillots que portent les athlètes lors des épreuves de la Super league triathlon ne sont pas les mêmes que ceux qu’ils doivent revêtir lors courses de l’ITU. Au lieu d’une combinaison aux couleurs de leur pays avec leur nom en avant, les triathlètes doivent tous en revêtir une au couleur de la série, le noir et le jaune, sur laquelle on retrouve le drapeau de leur pays sur un bras ainsi que leur nom et un numéro dans le dos, un peu comme sur les chandails de hockey.