Guillaume Blais (à droite) fera équipe avec Samuel Frigon pour la 85e édition de la Classique.

Nouveau partenaire, même objectif

TROIS-RIVIÈRES — Triple champion en titre, Guillaume Blais aura fort à faire s’il souhaite conserver sa couronne de la Classique internationale de canots de la Mauricie.

Pour cette 85e édition, le Bonifacien devra trouver une façon de vaincre son partenaire de l’an dernier, Steve Lajoie, qui a renoué avec l’Américain Andrew Triebold cette saison. Depuis le début de l’été, le tandem Lajoie-Triebold a d’ailleurs signé des victoires à la General Clinton Canoe Regatta, à Cooperstown, et lors de la course AuSable River Canoe Marathon, au Michigan, deux premières épreuves de la Triple couronne de canot long parcours.

En prime, Lajoie et Triebold n’ont pas l’habitude de jouer les touristes en Mauricie comme en témoignent leurs huit victoires sur la rivière Saint-Maurice, dont sept de suite entre 2008 et 2014. Il s’agit d’ailleurs du duo le plus titré de la Classique mauricienne depuis sa création en 1934.

Son association étant terminée avec Lajoie, Blais fera équipe avec le Shawiniganais Samuel Frigon pour l’édition 2018. Au cours des dernières années, Frigon a réussi quelques faits d’armes intéressants, dont une victoire à l’AuSable River Canoe Marathon à l’été 2017.

Cette saison, Frigon a notamment obtenu une deuxième place au Michigan ainsi qu’une quatrième position à Cooperstown. L’année dernière, il avait aussi bouclé les 200 kilomètres du parcours mauricien en deuxième place en compagnie de Christophe Proulx.

Pour sa part, Blais a pris le deuxième rang à Cooperstown cet été, en compagnie de Serge Corbin, en plus de terminer quatrième au Michigan avec Nick Walton. En plus de sa victoire aux côtés de Steve Lajoie en 2017, Blais a aussi soulevé l’emblématique Coupe Anne-McCormick en 2015 et 2016 en compagnie de Mathieu Pellerin.

Peu importe les réalisations du passé, Blais se concentre sur le week-end à venir et croit fermement en ses chances d’être couronné à l’île Saint-Quentin lundi. «Comme à chaque course, on donne tout pour finir en tête. Le seul objectif, c’est d’être en avant. On arrive peut-être un peu plus en outsider cette année, mais ce n’est pas méchant pour autant.»

Une philosophie qui convient parfaitement à son nouveau partenaire. «Si on s’en va là avec l’idée de terminer deuxièmes, on ne gagnera jamais. On veut les chauffer le plus possible et on souhaite gagner», ajoute Frigon.

N’empêche que Blais reconnaît le brio des favoris. La dernière fois qu’il s’était frotté à eux, c’était en 2014. Le duo qu’il formait avec Mathieu Pellerin avait alors terminé en deuxième place, à six minutes du sommet.

«Ils rament ensemble depuis des lunes. Ils ont beaucoup de victoires ici et ils connaissent bien la rivière. C’est une machine bien huilée et il ne faudra pas les laisser se sauver en avant. Par le passé, ils ont souvent eu une grosse avance dès la première étape. On va devoir ramer avec eux pour se donner une chance de gagner. Les portages vont aussi être importants, surtout celui à Grand-Mère.»

Pour la première fois de sa carrière, Blais se retrouvera à l’avant du canot plutôt qu’à l’arrière, un changement qui ne l’effraie pas outre mesure. «À mes 12 premières Classiques, j’étais en arrière. C’est un rôle différent en avant. Tu es davantage là pour forcer. Je vais devoir travailler fort», souligne-t-il, bien heureux de ramer avec Frigon.

«À 145 livres, il n’est pas gros! Mais il est très bon. Il a quand même déjà gagné le Michigan. Lui et Christophe (Proulx) ce sont de futurs champions de la Classique», assure Blais.

Outre les rivaux Lajoie et Triebold, le triple champion en titre de la Classique ne croit pas que l’édition 2018 sera uniquement l’affaire de deux équipes. L’expérimenté canotier estime que les équipages de Tommy Pellerin et Weston Willoughby (troisième au Michigan) et Jimmy Pellerin et Joël Lacroix peuvent venir brouiller les cartes. Une analyse qui tient la route, selon son coéquipier. «Ils sont peut-être un peu moins connus, mais ils sont capables de bien performer, c’est certain! Ils peuvent en masse ramer avec nous et s’ils peuvent ramer avec nous, ça veut dire qu’ils peuvent ramer avec Lajoie et Triebold», note Frigon.