Nouveau Colisée: vers une décision le 21 janvier

CHRONIQUE / Tout indique que c’est le 21 janvier que les élus municipaux trifluviens vont décider comment occuper leur nouveau Colisée.

Ceux qui portent les deux projets – les Patriotes de l’UQTR d’un côté, Dean MacDonald et Marc-André Bergeron pour le club-école du Canadien dans la ECHL de l’autre – ont été prévenus qu’ils auront droit à une audition devant eux dans les heures qui vont précéder cette date arrêtée par le maire Jean Lamarche.

Aucun problème pour les Patriotes avec cet agenda, puisque d’une façon ou d’une autre, leurs activités vont suivre leur cours normal. Pour les promoteurs de la ECHL, c’est pas mal plus compliqué. Les Assises de la ligue ont justement lieu le 21 janvier! C’est lors de cette réunion que le calendrier est coulé dans le béton…

Cette date butoir de la ECHL est connue du maire Lamarche depuis la mi-décembre, qui était initialement la première date butoir évoquée par la ECHL. Pourquoi alors étirer l’élastique au maximum? Certains croient que c’est pour forcer MacDonald à se retirer lui-même de la table des négociations. Après tout, et ce n’est pas un secret d’État, le maire s’est déjà positionné en faveur des Patriotes.

Si c’est le plan, ça va peut-être fonctionner car MacDonald ne voit pas comment il peut attendre aussi longtemps avant de faire connaître ses intentions à la ECHL, en vue de la saison 2020-21. Au cours des prochaines heures, il va donc réécrire aux élus municipaux pour leur rappeler à quel point le temps presse pour son projet, et en demandant d’être entendu plus rapidement.

Il me semble qu’avec tous les efforts déployés, il mérite au moins d’avoir la chance de présenter son offre. S’ils le souhaitent, le maire et ses conseillers pourront ensuite tourner le dos à un club-école du Canadien et tous les avantages potentiels qui peuvent s’y rattacher, comme une partie du camp d’entraînement du grand club à Trois-Rivières, ou même un match préparatoire de la LNH. C’est leur Colisée, ils ont été élus pour prendre ce genre de décisions. S’ils préfèrent offrir un aréna de plus de 60 millions $ comprenant 5000 sièges à un programme universitaire qui peine à attirer des amateurs, ça leur appartient. Mais ils devraient avoir au moins le courage de se prononcer, pas forcer McDonald à abandonner l’aventure en raison d’un échéancier soudainement trop serré alors que les discussions ont été entamées en mai...