«Nous nous pensions peut-être un peu trop bons»

Autant les souvenirs de Morrissette sont clairs, autant ceux de Steve Larouche sont un peu flous! Normal, celui qui est maintenant entraîneur-adjoint avec les Cataractes était, à ce moment-là, dans le vestiaire adverse, pris au beau milieu du cauchemar des Draveurs.
Malgré sa récolte de 153 points à 17 ans, Larouche, entouré des Michel Picard, Yanic Perreault, Marco Pietroniro et autres Enrico Ciccone, n'avait pas été en mesure de freiner la glissade de l'équipe.
«Si j'avais su ce qui clochait, je l'aurais dit à ce moment-là», lance Larouche, un peu embarrassé.
«Je me souviens de la bagarre Morrissette-Saumier, de Roussel qui faisait à peu près 60 arrêts par match! Pour le reste, c'est trop loin. Mais je suis resté avec le sentiment que nous nous pensions peut-être un peu trop bons, et que les Cataractes voulaient davantage que nous. Ce genre de surprise, ça arrive une fois aux quatre ou cinq ans, c'est rare. Mais pas impossible. Tout se joue sur la glace. Et le talent n'est qu'un facteur parmi tant d'autres.»