Roger Lavergne espère que la prochaine saison sera lancée à temps.
Roger Lavergne espère que la prochaine saison sera lancée à temps.

«Nous avons tous le cœur brisé»

Trois-Rivières — La COVID-19 a passé le K.-O. au hockey junior.

À travers les 18 marchés de la ligue présidée par Gilles Courteau, la déception est palpable. Shawinigan ne fait évidemment pas exception. Le président des Cataractes, Roger Lavergne, avait des trémolos dans la voix lorsqu’il a été appelé à commenter la décision des autorités de la Ligue canadienne de mettre un terme à leurs activités cette saison.

«Nous avons tous le cœur brisés. Je pense à nos amis dans la ligue, notamment les marchés qui ont foncé à la dernière période de transactions. Ils avaient beaucoup investi dans le but d’aller loin ce printemps, ils sont obligés d’oublier ça. À Shawinigan aussi, on avait des ambitions. Il y a deux ans, nous n’avions pas fait les séries. L’an dernier, nous n’avions fait qu’une ronde. Nous étions déterminés à en offrir plus à nos partisans. C’est une amère déception de finir ça de cette façon», lance Lavergne. «L’impact des séries sur le bilan d’une équipe junior, c’est majeur. Certaines équipes vont vraiment souffrir. Malgré tout, c’était la bonne décision. Cette pandémie touche tout le monde. Espérons seulement qu’on va pouvoir s’en débarrasser au plus vite», ajoute l’homme d’affaires, propriétaire notamment des Rôtisseries Fusée.

Martin Mondou, le directeur-gérant de l’équipe, tenait sensiblement le même discours. «Ce qui se passe actuellement va bien au-delà du hockey. Cette décision était la seule possible dans les circonstances. Ça ne veut pas dire que ça ne fait pas mal. C’est notre passion qui vient de tomber à l’eau pour les prochains mois. On travaille tellement fort pour bâtir nos équipes…»

La suite des choses reste à être précisée. Par exemple, comment va se passer la loterie entourant le prochain repêchage. Mondou disait ne pas en savoir plus que les amateurs. «Il y a bien des choses en suspens. Nous sommes en attente.»

Tout ce qu’espère Lavergne, c’est que les problèmes occasionnés par la COVID-19 seront réglés avant le lancement de la prochaine saison. «Chez nous, le plan a été bâti en fonction d’être très compétitif au cours des deux prochaines saisons. Tout ce qu’on peut espérer maintenant, c’est de pouvoir commencer la prochaine saison comme c’est prévu.»