Matthew Rusch
Matthew Rusch

Notre équipe étoile des Aigles, 2013-2019

Trois-Rivières — Il y en a eu d’excellents joueurs, des bons... et des moins bons. Alors que leur saison locale à Trois-Rivières devait commencer cette semaine sous un soleil digne des canicules de juillet, les joueurs des Aigles demeurent dispersés aux quatre coins de l’Amérique, en attendant un miracle. À défaut de couvrir des matchs, Le Nouvelliste vous propose son équipe d’étoiles de la franchise.

Matthew Rusch, lanceur partant

Seul joueur dont le chandail a été retiré par l’organisation, Rusch aura été l’as de la rotation pendant quatre saisons. Il n’a pas toujours misé sur des équipes compétitives, mais ça ne l’a pas empêché de signer 30 victoires.

En 500 manches, le New-Yorkais devenu Trifluvien d’adoption a retiré 445 frappeurs sur des prises, des records de concession.

Autre statistique éloquente: 1,93. Il s’agit de sa moyenne de points mérités en matchs éliminatoires avec les Aigles. En 2018, alors qu’il était limité à un rôle d’entraîneur des lanceurs, il était sorti de sa préretraite en offrant une excellente performance en séries contre Sussex.

Ce sont maintenant les Cascades de Shawinigan, dans le baseball semi-pro québécois, qui profitent de son expertise.

Kyle Lafrenz, receveur

De Emerson Frostad à Anthony Hermelyn, en passant par Kyle Lafrenz, les Aigles ont été gâtés à la position de receveur depuis 2013.

Kyle Lafrenz

On a finalement opté pour Lafrenz, actif pendant les mêmes années que Rusch (2014-2017). C’est lui qui était derrière le marbre lors du championnat de 2015.

Certains oseront même avancer qu’il était carrément seul à sa position! Difficile de les contredire: pendant ses quatre années dans le giron du club, le natif de l’Iowa n’a jamais réellement misé sur les services d’un receveur substitut. Surtaxé, il a payé le prix en collectionnant les blessures. Un héros obscur qui n’a pas toujours été reconnu à sa juste valeur.

Juan Kelly, premier-but

Plus que l’ami de Vladimir Guerrero Jr, Juan Kelly est un excellent joueur de baseball! Longtemps identifié comme l’un des bons espoirs des Blue Jays de Toronto, le Dominicain de 25 ans a claqué 26 coups sûrs de plus d’un but en 59 matchs, l’an passé avec Trois-Rivières.

Juan Kelly

Il devait revenir avec les Aigles cet été. Il aurait sans doute voulu faire oublier sa décevante fin de saison, lui qui a connu un important passage à vide durant la série contre les Jackals du New Jersey, en septembre.

Ceci dit, les Aigles n’avaient jamais, avant son arrivée, aligné un joueur aussi à l’aise à sa position naturelle du premier but. Pour un type assez costaud, il a aussi démontré une belle agilité en défensive.

David Glaude, deuxième-but

Il jouera dorénavant pour les rivaux de Québec, l’équipe de sa ville, mais Glaude mérite sa place au sein de l’équipe d’étoiles des Aigles.

David Glaude

Avec Jose Cuevas deux ans avant son arrivée, Glaude est probablement le meilleur joueur à avoir défendu le côté droit du milieu de l’avant-champ. Sous la férule du gérant T.J. Stanton, il n’a jamais cessé de progresser et est vite devenu un indispensable ainsi que l’un des favoris de la foule.

Bon coureur, premier frappeur de choix, on se doute que Glaude viendra hanter ses anciens coéquipiers dès que l’action reprendra dans le baseball indépendant!

Daniel Mateo, troisième-but

Sans doute le meilleur frappeur ambidextre de l’histoire des Aigles. Mateo, un type plutôt discret, a frappé plus de 100 coups sûrs lors de ses trois campagnes complètes avec l’équipe. Homme de fer, il se blessait rarement.

Daniel Mateo

On retiendra aussi qu’il avait une bonne discipline au bâton. Certainement l’un des bons joueurs à avoir endossé l’uniforme rouge et blanc, au fil des années. Un gars qui aurait au moins mérité une invitation avec une équipe du baseball affilié, un traitement auquel aura eu droit Cam Kneeland, un autre excellent troisième-but, celui-là de la première cuvée (2013).

Pedro Lopez, arrêt-court

Le cœur et l’âme de la défensive des Aigles en 2015, il fut l’une des figures de proue de cette équipe championne. Combien de balles Lopez a-t-il sauvé à l’arrêt-court? Impossible de les compter tellement il y en a eu, mais une bague peut témoigner de son apport inestimable cette année-là.

Pedro Lopez

Champion de la Série mondiale avec les White Sox de Chicago en 2005 – il faisait partie de l’alignement des 40 joueurs –, l’expérience de Lopez aura insufflé une certaine dose de confiance dans le vestiaire des Oiseaux dix ans plus tard.

Javier Herrera, Steve Brown et Raphaël Gladu, voltigeurs

Deux Sud-Américains... et un Trifluvien pour compléter le trio du champ extérieur.

Brown a été, avec Jon Smith, la première vedette des Aigles en 2013. Habile et couvrant beaucoup d’espace comme voltigeur de centre, il était d’abord un type apprécié pour sa personnalité attachante. Il a très mal encaissé sa libération par le gérant Stanton, il y a quelques années.

Steve Brown

Frappeur de puissance, agressif sur les sentiers, il a souvent été l’homme des grandes occasions. Dans les séries de 2015, aucun joueur des Aigles à l’attaque n’a été plus productif que lui.

Herrera aura aussi marqué le baseball professionnel trifluvien. Collectionneur de doubles, il figurait parmi les rares joueurs de la Ligue Can-Am à constituer une menace, présence après présence. Sa passion s’étiolait un peu vers la fin de sa carrière, mais le fait d’avoir adopté la ville lui offrait un fort capital de sympathie dans le public.

Javier Herrera

Raphaël Gladu s’impose aussi comme un choix naturel. Seul joueur originaire de Trois-Rivières, il a démontré de belles aptitudes autant au bâton qu’en défensive, l’an dernier à sa première saison chez les Aigles. À 24 ans seulement, il détient tous les outils pour devenir un des grands ambassadeurs de l’équipe. On ne le place pas dans cette liste uniquement parce qu’il est un joueur local.

Raphaël Gladu

Taylor Brennan, frappeur de choix

Brennan a décidé de mettre un terme à sa carrière au cours des derniers mois. Il aura néanmoins marqué les partisans de sa dernière équipe professionnelle.

Taylor Brennan

Sa récolte de 32 circuits en 2018 ne risque pas d’être battue de sitôt. Les mauvaises langues diront que son nombre de retraits au bâton de 2019 (133 en 92 matchs) non plus! On lui préfère la position de frappeur de choix plutôt que celle de troisième but.

Garrett Mundell, releveur

Ce mastodonte de 6 pieds 6 pouces a collecté 20 sauvetages en 2019 avec Trois-Rivières. À la fin de la saison, il a été nommé le releveur de l’année dans le circuit.

Garrett Mundell

Cette décision s’appuyait sur des chiffres dignes des grands: 52 retraits au bâton en près de 43 manches, 12 buts sur balles et 11 petits points mérités. Des lanceurs comme Mundell, on ne voit pas ça souvent dans le baseball indépendant, encore moins dans les petits marchés comme Trois-Rivières.

Jouez le jeu!

Les Aigles invitent eux aussi les partisans à concevoir leur équipe de rêve des Aigles, en s’inspirant des joueurs qui ont porté l’uniforme depuis sept ans. Ils vous donnent rendez-vous sur leur page Facebook, à compter de ce samedi, pour passer au vote.