Anti Niemi a été laissé à lui-même mardi soir au Minnesota.

Niemi à l’abattoir

CHRONIQUE / Après avoir vu Carey Price sauver les meubles dimanche à Chicago, contre la pire équipe de la Ligue nationale de hockey, Antti Niemi n’a pas été en mesure de dupliquer l’exploit mardi au Minnesota.

En fait, le vétéran auxiliaire a tout simplement été envoyé à l’abattoir par ses coéquipiers dans une raclée servie par le Wild.

Dès le début du match, on a compris que la soirée serait longue entre les poteaux. Les jambes étaient lourdes et le Tricolore peinait à suivre la cadence de la bande à Bruce Boudreau. Imaginez, il a fallu attendre 12 minutes avant de se mettre une (mince) chance de marquer sous la dent, gracieuseté de Jonathan Drouin.

Malgré tout, à la mi-match, le Canadien réussissait toujours à tenir le coup, tant bien que mal, en arrière seulement par un but.

C’est alors que le capitaine a fait dérailler le match. Plutôt solide depuis son retour au jeu, Shea Weber en a échappé une, mardi. Son double-échec de trop asséné à Zach Parise a d’abord permis au Wild de doubler son avance en supériorité numérique.

Puis, alors que le Canadien profitait d’une attaque massive, Weber s’est fait complètement déculotter par un Charlie Coyle aux airs de Connor McDavid. En un rien de temps, la séquence était enregistrée dans les jeux de la semaine et le match glissait entre les mains du Tricolore.

Comprenez-moi bien, le capitaine est loin d’être l’unique cause de cette défaite. Mais avec une marque de 1-0, ses deux bourdes ont poussé l’équipe dans le précipice. À 3-0, la chaîne a tout simplement débarqué avec un Niemi impuissant et laissé à lui-même devant le filet.

Ce genre de contre-performance du Canadien au Minnesota n’a rien de nouveau. Il faut remonter au 20 mars 2011 pour retracer la dernière victoire du Bleu-blanc-rouge au domicile du Wild, une disette de six revers.

L’an dernier, le Tricolore avait également bien mal paru dans cet amphithéâtre, particulièrement Carey Price. Mardi, c’est Niemi qui a été victime d’un lamentable effort de ses coéquipiers.

La soirée de congé de Sa Sainteté ne pouvait donc tomber plus à point, question de protéger sa confiance. Coïncidence ou planification stratégique de Claude Julien?