Henrik Lundqvist

Ne réveillez pas l'ours qui dort

ANALYSE / Au cours des derniers jours, les difficultés de Henrik Lundqvist ont retenu l'attention pour mettre la table de cette série Canadien-Rangers. On aura réveillé l'ours qui dormait.
Les médias ont fait grand état des statistiques du portier suédois à Montréal en saison régulière: une fiche de 4-8-2, une moyenne de buts alloués de 3,87 et un taux d'efficacité de ,877. Rarement par contre avons-nous entendu les chiffres de Lundqvist lors de la série face au Tricolore en 2014: deux victoires lors desquelles il n'a donné que trois buts et un revers.
Un gardien de cette trempe peut-il avoir un complexe d'infériorité, que ce soit face à un gardien comme Carey Price ou dans un building en particulier? Peut-être en saison, lorsque les nuits sont plus courtes et les visites touristiques plus fréquentes, particulièrement à Montréal, mais pas en séries. Pas Henrik Lundqvist.
Le médaillé d'or olympique de 2006 a été le joueur du match mercredi soir. Non seulement a-t-il permis aux Rangers de résister à la vague qu'était le Canadien en première période, mais il a effectué deux arrêts cruciaux face à Shea Weber en fin de deuxième période et Max Pacioretty en début de troisième. Deux tirs qui auraient pu donner des ailes au Tricolore et mener à un scénario bien différent.
Ne cédez pas à la panique. Le Canadien n'est pas mort et la série risque d'être longue, mais Claude Julien devra apporter quelques ajustements. On a senti Phillip Danault et Paul Byron - responsable du but des Rangers - nerveux pour le premier match éliminatoire de leur carrière.
On savait que le CH ne marquerait pas beaucoup de buts en séries, mais il devra se montrer plus efficace dans son exécution et plus créatif. Max Pacioretty a eu droit à une couverture des plus serrées et s'il avait fallu que la mise en échec de Dan Girardi en première l'envoie à l'infirmerie, le cas de l'équipe était réglé. Avec un deuxième trio qui n'a eu qu'un tir mercredi, peut-être est-il temps de donner une énième chance à Alex Galchenyuk.