Les pilotes de la série canadienne de NASCAR disputeront trois courses dans l’Ouest canadien en l’espace de quatre jours.

NASCAR: un sprint dans l’Ouest

TROIS-RIVIÈRES — Ça va chauffer, et ce dans tous les sens! Les pilotes NASCAR du Canada ont rendez-vous à Saskatoon pour deux courses, mercredi en soirée. Le mercure pourrait atteindre 45 degrés Celsius sur la piste du Wyant Group Raceway, un petit ovale où il risque d’y avoir encore beaucoup d’action.

Les cinquième et sixième étapes du calendrier de la saison marquent le début d’un sprint pour les pilotes de la série NASCAR Pinty’s. Car après avoir disputé ces deux manches mercredi, ils se dirigeront à Edmonton pour la septième course du championnat, samedi.

Le calendrier est ainsi conçu: en juin, les engagés ont droit à presque un mois de pause, mais en juillet et août, les courses s’enchaînent à un rythme plus soutenu. «C’est une grosse et courte séquence», convient Marc-Antoine Camirand, l’un des deux pilotes de la région qui défiera le circuit de Saskatoon, l’autre étant Louis-Philippe Dumoulin.

Les deux ont connu un certain succès l’an dernier sur ce site, terminant respectivement deuxième (Dumoulin) et troisième (Camirand) au terme de la deuxième course.

«Il va faire chaud! C’est clair que la condition physique aura un impact pour certains. Comme disait un de mes professeurs quand j’étais jeune, je souhaite un bon succès à ceux qui ont étudié... et bonne chance à ceux qui n’ont pas étudié!», sourit Dumoulin, ajoutant que le facteur météo déterminera la stratégie à adopter, côté réglages.

«Je suis confiant, on a deux bonnes voitures jusqu’à présent cette année, que ce soit pour les circuits routiers ou sur ovales. Une journée comme celle de Saskatoon, tu n’as pas le choix d’adhérer à la mentalité sprint plutôt qu’endurance. Les choses changement rapidement et tout le monde peut en témoigner. L’an passé, j’avais eu une crevaison dans la première course, avant de monter sur le podium par la suite. Il faut savoir gérer les imprévus, mais ça passe vite.»

En effet, les courses ne comptent que 125 tours. La première se mettra en branle à 18 h (20 h au Québec), tandis que la seconde est prévue pour 20 h 30. Les qualifications auront lieu à 15 h, heure de Saskatoon.

Une erreur à oublier

Depuis qu’il est pilote à temps plein en NASCAR, Marc-Antoine Camirand a eu dû composer avec plusieurs bris mécaniques. Par contre, à Toronto il y a une dizaine de jours, il n’avait que lui à blâmer pour une bête erreur de pilotage, à quelques tours de la fin. Il se dirigeait pourtant vers sa première victoire de la saison, sa deuxième en carrière.

«Je suis le premier déçu, je ne suis pas habitué à faire de telles erreurs. Je me suis excusé à l’équipe et maintenant, il faut que j’en revienne», est d’avis Camirand, pour qui ce sera très difficile de revenir dans la course au titre.

Le Léonardais accuse 49 points de retard sur le meneur, Andrew Ranger. De son côté, le Trifluvien Dumoulin ne distance Ranger que par 22 points. Les trois prochaines courses seront d’ailleurs cruciales pour cette lutte au classement. Kevin Lacroix et Alex Tagliani occupent les positions 2 et 3.

«Être 11e sur les 14 pilotes réguliers de la série, ce n’est pas sensé être ma place. Je me mets de la pression, beaucoup plus que tout le monde autour de moi. Mon commanditaire GM Paillé n’est jamais venu me voir en m’imposant de gagner le championnat à tout prix. Je dois revenir à la base et retrouver le plaisir de conduire, m’enlever un peu de cette pression.»

Ceci dit, son équipe menée par le propriétaire Scott Steckly a dû négocier avec son lot de problèmes sur les ovales. «On a fait beaucoup de changements, peut-être pas tous les bons. Sans faire de mauvais de jeux de mots, on tourne un peu en rond! Mais Scott n’est pas un fou, il le sait et on travaille en conséquence.»

Lessard: toujours en quête de financement

Pour revenir à l’équipe Dumoulin Compétition, on espère toujours en venir à une entente avec le jeune prodige Raphaël Lessard, dans le but de le faire rouler au Grand Prix de Trois-Rivières, les 10 et 11 août.

«On est en discussions, mais Raphaël cherche encore de l’argent. On ne ferme pas la porte, mais il faudra le savoir bientôt», reconnaît Dumoulin. L’équipe trifluvienne a déjà confirmé qu’elle préparerait trois voitures pour le 50e GP3R: celle de L.-P., de son frère Jean-François ainsi qu’une troisième pour Jean-Frédéric Laberge.