Louis-Philippe et Jean-François Dumoulin se sont suivis pendant quelques tours à Edmonton, mais l'aîné des deux frères a connu des problèmes mécaniques.

Nascar Pinty's: un calendrier capricieux

Le calendrier condensé de la série NASCAR Pinty's donnera peu de répit aux pilotes et aux écuries cette semaine. Après la présentation d'un programme double avec deux courses de 100 tours mercredi à Saskatoon, voilà que l'action se transportera au Edmonton International Raceway, samedi, pour la présentation de la septième épreuve de la saison.
En l'espace de quelques jours, les différentes équipes de la série devront passer d'une province à l'autre, en plus de remettre leur voiture sur quatre roues rapidement, ce qui est loin d'être une mince tâche.
Pour ce périple dans l'Ouest canadien, les frères Dumoulin peuvent profiter de l'hospitalité de l'usine Tiger Automotive, ce qui leur permet de ne pas avoir à faire leurs réparations dans le stationnement d'un magasin à grande surface comme ce fut le cas par le passé. Les deux Trifluviens en sont très reconnaissants, puisque cela leur permettra d'avoir des voitures compétitives, samedi, malgré un calendrier capricieux, et surtout, éviter les coups de soleil pour les mécanos.
«Ce n'est pas un scénario idéal, mais c'est le même pour tout le monde donc on ne peut pas s'en servir comme excuse. Il faut juste savoir bien répartir son temps», affirme Louis-Philippe Dumoulin.
Ce dernier a bien fait lors du doublé de mercredi, en décrochant la sixième place en début de soirée et la cinquième position sous les réflecteurs. Son bolide s'est bien comporté lors de cette journée, mis à part quelques petits problèmes mineurs.
«Nous avons changé le moteur sur la voiture et travaillé sur la carrosserie, car elle a été mise à rude épreuve sur le circuit ovale de Saskatoon. Malgré le peu de temps entre les deux courses, nous sommes confiants qu'elle répondra encore mieux que mercredi», assurait le Trifluvien.
Dumoulin avait connu du succès sur la piste albertaine en 2016 en terminant au deuxième rang, derrière le Québécois Alex Tagliani. Le pilote de 38 ans veut profiter des succès qu'il a connus sur ce circuit l'an dernier afin de grimper sur la plus haute marche cette fois.
«On a travaillé tellement fort au cours des dernières années. On a décroché des podiums et des top 5, mais il me semble qu'on serait dus pour gagner», déclare celui qui n'a pas savouré la victoire depuis 2014.
Plus rien à perdre
De son côté, Jean-François Dumoulin tentait de voir d'un oeil positif cette semaine plutôt chargée.
«Ce qui est bien avec deux courses en peu de temps, c'est qu'on n'a pas le temps de penser à autre chose. On travaille sur la voiture et on se prépare mentalement pour le grand jour».
L'aîné de la famille a connu des difficultés sur le Wyant Group Raceway mercredi. Il a conclu la première course de la journée en neuvième place, puis, installé en 12e position lors de la deuxième, il a joué de malchance en voyant sa pompe à essence l'abandonner, ce qui l'a fait chuter jusqu'au 19e rang.
Le pilote de la voiture Spectra Premium promet d'être très agressif à Edmonton samedi, lui qui estime n'avoir plus rien à perdre. 
«Je commence à perdre de vue ceux devant moi au classement. Si je veux percer le top 5 du championnat, je dois connaître un bon départ et tenter de créer quelque chose sur la piste».