Puisque plusieurs pilotes ont eu maille à partir avec leurs adversaires depuis le début de la saison, Louis-Philippe Dumoulin tentera au possible d'éviter de froisser sa carosserie mercredi soir lors des deux courses de la série NASCAR Pinty's au Wyant Group Raceway de Saskatoon.

Nascar Pinty's: le Far West en double

Personne ne s'est fait de nouveaux amis depuis le début de la saison de la série NASCAR Pinty's. La situation ne risque pas de changer mercredi soir alors que le championnat amorce son traditionnel voyage dans l'Ouest canadien avec deux sprints à Saskatoon.
Contrairement aux dernières éditions, qui offraient une course de 250 tours, c'est plutôt deux épreuves de 100 tours que les pilotes disputeront mercredi en Saskatchewan. Les contacts seront donc à l'honneur afin de s'avancer rapidement dans le peloton et tenter d'obtenir la victoire. Tout ça alors que plusieurs pilotes ont eu maille à partir dans les dernières semaines, dont Alex Tagliani avec Louis-Philippe Dumoulin et Andrew Ranger, Anthony Simone avec Cayden Lapcevich et Kevin Lacroix avec... un peu tout le monde. Il est donc fort possible que quelques comptes se règlent lors de ces deux courses sur l'ovale d'un tiers de mile de Saskatoon. Il faudra toutefois être intelligent, prévient Dumoulin, puisque les mécaniciens n'auront que quelques dizaines de minutes pour réparer les voitures avant le lancement de la deuxième épreuve, dont les positions de départ seront déterminées selon le tour le plus rapide de chaque pilote.
«Lacroix, que ce soit en circuit routier ou ovale, un moment donné, il faut que ce soit mieux. Il est en avant au championnat, mais est-ce qu'il a été chercher ça de la bonne façon? Il y a une couple de gars pas qui ne sont pas contents l'un envers l'autre. Je ne suis pas impliqué là-dedans, sauf pour Tagliani qui m'a spinné à l'Autodrome Chaudière. Je dois regarder en avant et faire ma job. Mais peut-être que oui, ça peut m'avantager de ne pas être en guerre... mais ça reste du NASCAR. Les petites guerres, tant qu'on ne me touche pas, ça va, et si ça se met à brasser, je peux brasser moi aussi!»
Après avoir obtenu son premier top 5 de la saison à Toronto, Jean-François Dumoulin voudra bien faire lui aussi, mais il est conscient qu'il devra modifier sa stratégie habituelle.
«Je suis un gars qui est très bon à long terme, mais ce ne sera pas possible dans ce genre de petite épreuve. Il faudra être compétitif très tôt. C'est un gros défi, mais j'avais bien fait à cet endroit il y a deux ans», mentionne l'aîné de la famille, qui s'attend lui aussi à ce que la soirée soit rocambolesque à Saskatoon.
«C'est sûr que ça va brasser encore, puisqu'il y a beaucoup d'antipathie entre les pilotes. Pour l'instant, tout le monde se parle dans le paddock, mais il y en a beaucoup qui ont une dent contre l'autre. Je ne m'en vais pas là pour défaire ma voiture, mais pas plus pour me faire des amis.»
Non seulement la soirée, mais la semaine aussi s'annonce longue pour les mécaniciens. Samedi soir, tout ce beau monde s'aventurera encore plus dans loin dans le Far West, à Edmonton, pour compléter ce programme triple qui risque de laisser quelques voitures amochées. Comme Lacroix est davantage un spécialiste des circuits routiers, il s'agit d'une séquence idéale pour les autres pilotes de le rattraper au classement. Dumoulin se montre confiant en vue des deux courses à Saskatoon, lui qui a gagné en 2014 et terminé deuxième l'an dernier.
«C'est un tracé qui me plaît. J'ai mené en 2015 avant d'avoir une avarie. Je suis à l'aise sur cette piste et on a eu de bons résultats. Mais il ne faut pas que je m'assoie là-dessus et arriver là trop confiant.»