L’entraîneur des Électriks Guy Bergeron a convaincu son ami Martin Croteau de revenir dans l’univers du football collégial, trois ans après son départ des Diablos.

Monsieur Diablos de retour... à Shawinigan!

Shawinigan — Devant l’insistance de l’entraîneur-chef des Électriks Guy Bergeron, il a fini par accepter!

Martin Croteau, qui a dirigé les Diablos football pendant 17 saisons, est de retour sur les lignes de côté. Il se joint au personnel du Collège Shawinigan, à l’instar de son fidèle complice Jean Boutet.

«L’occasion se présente! Guy m’a souvent donné un coup de pouce à l’époque des Diablos. C’est à mon tour de lui rendre service», explique Croteau, impliqué dans le programme scolaire des Gothics de l’école des Pionniers depuis trois ans.

«Ça devenait difficile de concilier mon horaire de travail avec les pratiques après l’école. Au collégial, les joueurs s’entraînent en soirée, ce sera moins compliqué.»

Croteau précise n’avoir jamais entrepris de démarche pour un éventuel retour au collégial, lui qui a été remercié par les Diablos à l’automne 2014, au terme d’une association de 22 ans. Au Cégep de Trois-Rivières, il a vu passer des centaines de joueurs, remportant au passage 78 victoires en saison régulière. Il a aussi gagné cinq championnats du Bol d’or comme pilote en chef.

«Jean m’en a glissé un mot avant les Fêtes et Guy est revenu avec une proposition plus claire. Ça ne faisait pas partie de mes plans, mais j’aime la façon dont Guy manœuvre avec ses Électriks. Ils font de gros efforts pour attirer des joueurs. Je suis allé les voir jouer à quelques reprises.»

Les Électriks évoluent en troisième division, alors que les Diablos jouent en division deux.

Si Croteau hérite de la défensive, le poste de coordonnateur offensif sera confié à Boutet.

Une longue amitié
Le trio Bergeron-Boutet-Croteau n’en sera pas à sa première danse. Bergeron et Croteau ont été adjoints chez les Estacades en 1993, avant de se retrouver au cégep trifluvien dans les mêmes tâches.

Guy Bergeron a ensuite intégré l’équipe d’entraîneurs de coach Croteau. À compter de 2018 toutefois, les rôles seront inversés. «C’est lui le boss maintenant! Les décisions pas faciles qui se ramassaient sur mon bureau à l’époque, ça lui appartient désormais», rigole Croteau, qui n’a jamais remis les pieds au stade Diablos depuis son congédiement.

«L’expérience, ça ne s’achète pas»
Au Collège Shawinigan, Guy Bergeron se frotte les mains de satisfaction.

«Je ramène presque 60 ans d’expérience dans notre équipe et l’expérience, ça ne s’achète pas. Martin est l’entraîneur qui a gagné le plus de Bol d’or dans la région tandis que Jean est reconnu pour ses compétences en entraînement hors saison. Avec notre recrutement qui va plutôt bien, on voit l’avenir avec enthousiasme.»

Bergeron se fixe d’ailleurs un plan de deux ans afin de rendre ses Électriks compétitifs, eux qui en ont toujours arraché depuis leurs débuts au football collégial.

«On a ramassé ce qui se faisait de mieux à La Tuque, nous avons trouvé des gars des Laurentides et quelques Estacades devraient suivre. Point de vue des habiletés, ce sera intéressant. Nous avons plus de vitesse aussi.»

Il dit s’être inspiré du parcours de Croteau avec les Diablos pour établir les fondations des Électriks, en 2014. «C’est Monsieur Football en Mauricie. Si on enlève Martin de l’équation, je ne suis pas certain qu’il y a un stade Diablos au Cégep aujourd’hui.»