Martin Mondou

Mondou tente le coup de circuit!

TROIS-RIVIÈRES — Tant qu’à tenter sa chance à l’imprévisible repêchage américain, aussi bien viser le coup de circuit! Ce fut le raisonnement de Martin Mondou lundi, alors qu’il détenait le deuxième choix de ce nouveau repêchage, tenu deux jours après celui des joueurs midgets de l’est du Canada, et qu’il a choisi Jay O’Brien.

Ce dernier est un joueur de centre doué, qui pourrait entendre son nom dès la première ronde du repêchage de la LNH à la fin du mois en juin. Il s’est engagé à évoluer à Providence la saison prochaine dans la NCAA. L’an dernier, dans son école secondaire, il a été dominant - 80 points, incluant 43 buts, en 30 matchs avec Thayer Academy - sous les ordres de l’ex-joueur de la LNH Tony Amonte. Le week-end dernier, il a été parmi les meilleurs aux tests physiques du Combine du circuit Bettman à Buffalo.

«C’est un excellent joueur, qui évoluera à 19 ans la saison prochaine. On pourrait donc lui offrir un environnement de première qualité pour deux saisons. On sait qu’il doit jouer NCAA la saison prochaine mais on croit que ses plans pourraient peut-être changer, dépendamment de l’équipe qui va le repêcher à Dallas. Vu la qualité du joueur, c’est un beau risque», sourit le directeur-gérant des Cataractes, qui a peut-être coupé l’herbe sous le pied d’un rival en le sélectionnant. «Il n’a pas été ajouté par une équipe par hasard à la liste des joueurs disponibles aujourd’hui. C’est une année de Coupe Memorial dans la LHJMQ, ça rend notre ligue plus attrayante. On verra bien.»

Avec leur deuxième choix, les Cataractes ont ensuite misé sur Timothy Lovell, un petit défenseur. «Il a beaucoup d’habiletés. Il mesure 5’3’’ ou 5’4’’ mais à 16 ans, il a encore le temps de grandir un peu. C’est un placement, on pense qu’il peut se développer et devenir un défenseur qui pourrait nous aider dans deux-trois ans.»

Reste à voir si O’Brien et Lovell montreront un intérêt pour Shawinigan.

«Anthony Beauvillier m’a offert de les appeler pour leur parler de notre organisation, on va s’en servir c’est certain. C’est sûr que recruter aux États-Unis, c’est plus complexe. Mais chaque situation est différente. On va leur parler et leur faire connaître notre programme. Ils auront l’information pour prendre leur décision.»