Le premier trio du Canadien avait l’air d’une combinaison digne de ce nom dans la victoire face aux Islanders.

Mirage ou réalité?

COMMENTAIRE / Avons-nous vu poindre un mirage de premier trio digne de ce nom, vendredi soir à Brooklyn, en plein coeur de la désertique saison du Canadien?

Peut-être bien. Ceci dit, ne l’observez pas trop longtemps, car il pourrait disparaître bien rapidement.

N’empêche que la combinaison de Jonathan Drouin, Alex Galchenyuk et Brendan Gallagher avait de quoi faire rêver. De l’échec-avant incisif, une agréable cohésion et une pause dans l’hibernation de Chucky.

Vrai que la défensive des Islanders de New York ne déborde pas de candidats au trophée Norris, mais il faut admettre que le brio du premier trio du Tricolore est un brin encourageant. Pratiquement à chaque fois qu’ils ont été envoyés dans la mêlés, ils ont menacé le filet de Jaroslav Halak. On a même revu le tir sur réception de Galchenyuk qui avait fait sensation lors de sa saison de 30 buts!

Depuis l’arrivée de Drouin à Montréal, Claude Julien a eu bien de la difficulté à lui trouver une combinaison gagnante. Si un jumelage au capitaine Max Pacioretty aparaissait naturel au départ – l’auteur de ces lignes croyait même le 67 capable d’enfiler 50 buts aux côtés du 92 (!)– il faut admettre que la chimie n’y était tout simplement pas.

À l’opposé, Drouin et Galchenyuk se voient très bien sur la patinoire et leur talent est bien mis en lumière grâce à l’acharnement de l’infatigable Gallagher.

Et que fait-on de Pacioretty, évincé du «premier trio»? Que Marc Bergevin profite de l’été pour lui dénicher un joueur de centre de qualité afin de le mettre en valeur adéquatement l’an prochain.

Également dans le rayon des éléments positifs, impossible de passer sous le silence le premier filet en carrière de Noah Juulsen. Quel boulet de canon de la recrue qui paraît de plus en plus à l’aise sur les patinoires du circuit Bettman!

Bien entendu, il n’y a pas eu que du positif dans cette victoire – Max Pacioretty et Victor Mete n’ont pas complété la rencontre – mais les performances de cette semaine sont venues mettre un certain baume sur une saison au cours de laquelle on annonce un printemps hâtif... au Centre Bell.