Mikaël Zewski

Mikaël Zewski ne fait qu'une bouchée de son adversaire

Vite fait, bien fait. Voilà comment on peut résumer le 30e combat en carrière chez les professionnels de Mikaël Zewski.

Le Trifluvien de 28 ans a pulvérisé l’Argentin Martin Enrique Escobar pour empocher une 29e victoire, réussissant haut la main son premier test sous l’égide du Groupe Yvon Michel, jeudi soir au Casino de Montréal.

Même s’il ne s’était pas battu depuis juin, Zewski (29-1, 22 K.-O.) en a fait voir de toutes les couleurs à son adversaire de 33 ans (17-4). Les crochets de droite au corps ont été particulièrement dévastateurs et le boxeur hispanophone n’a pu que constater la force de frappe de son rival, qui l’a atteint au visage à quelques reprises.

Escobar en redemandait au premier round et au début du deuxième. Après avoir visité le plancher une première fois dès l’assaut initial, l’Argentin y est retourné trois fois plutôt qu’une au deuxième round.

Lors de la dernière visite au tapis, l’arbitre a décidé qu’il en avait assez vu. Zewski l’a ainsi emporté par K.-O. technique à 2:34 du deuxième round.

«Les coups au corps ont fait mal. Si j’ai bien compris son espagnol, je lui ai cassé une côte», partageait le pugiliste de Trois-Rivières, en entrevue au Nouvelliste une heure après son triomphe.

«Il était petit mais super en forme, on voyait très bien ses abdos. Normalement, ce genre de boxeur est difficile à coucher avec des coups au corps, alors je pense que c’est une belle performance.»

De son propre aveu, Zewski a disputé un bien meilleur combat que celui de juin, qui marquait son retour à la compétition après plus d’un an d’absence en raison d’une blessure au coude. «J’ai trouvé ma place et les connaisseurs de boxe auront peut-être remarqué que tous les outils de base y étaient. Cela me satisfait autant que la victoire par K.-O.»

Et cela a semblé plaire à Yvon Michel, qui n’a pas manqué d’afficher sa joie devant son nouveau poulain.

Zewski et Escobar se battaient en demi-finale d’un gala mettant en vedette Shakeel Phinn et le Mexicain Ramon Aguinaga. À l’instar de Zewski, Phinn s’est joint à GYM dans les dernières semaines.

«Escobar était plus solide que le gars (Fernando Silva) que j’ai affronté en juin. C’est encourageant pour la suite.»

Mikaël Zewski remontera de nouveau dans le ring le 15 février, toujours dans l’arène du Cabaret du Casino de Montréal, avant de faire partie de la sous-carte d’un gala où l’on retrouvera Adonis Stevenson comme tête d’affiche, en mars.

S’il parvient à signer deux autres victoires, il a de très fortes chances de se battre pour un titre mineur, en juin au Centre Vidéotron à Québec. Il ferait alors les frais de la finale pour la toute première fois de sa carrière professionnelle.