Mikaël Zewski, Marie-Ève Dicaire et Sébastien Bouchard seront en action à Québec le 23 novembre.

Mikaël Zewski: «L’occasion d’envoyer tout un message»

TROIS-RIVIÈRES — La carrière de Mikaël Zewski (33-1, 22 K.-O.) arrivera à un carrefour le 23 novembre. Le Groupe GYM l’opposera à l’Américain Brad Solomon (28-1, 9 K.-O.), en demi-finale d’un gala présenté au Centre Vidéotron à Québec.

Ces deux boxeurs ont une chose en commun: ils ont tous les deux subi leur seule défaite en carrière face au Russe Konstantin Ponomarev. Solomon est donc loin d’être un simple faire-valoir, et il obligera à Zewski à se présenter au sommet de son art sur le ring.

«Il est bon. Rapide, compliqué en défense. Ce n’est pas un cogneur mais il peut faire mal paraître ses rivaux. Techniquement, je devrai être parfait pour gagner», analyse le Trifluvien, motivé au maximum par ce défi. «Un camp d’entraînement, c’est long et ça implique beaucoup de sacrifices. Des fois, tu t’embarques là-dedans pour rester actif, en attendant un plus gros combat. Là, c’est un gros combat. C’est très stimulant. Solomon a longtemps été perçu comme une étoile montante, un futur champion du monde. Je l’ai côtoyé chez Top Rank. C’est un gars qui est connu, les gens de l’industrie vont s’intéresser à ce combat. J’ai l’occasion d’envoyer tout un message. Surtout si je le passe K.-O., ce qui ne lui est jamais arrivé.»

Zewski y décode aussi une occasion de rédemption. «Il a fait le même genre de combat que moi contre Ponomarev. Bon, il a vieilli, moi aussi, tout comme Ponomarev. Mais reste que si je le bats de façon décisive, je vais prouver que j’ai simplement connu une mauvaise soirée lors de ma seule défaite en carrière.»

Zewski est dans le gym depuis plusieurs semaines. Ce sera sa cinquième sortie entre les câbles depuis 2018. À l’inverse, Solomon a été beaucoup moins actif ces dernières années. Son dernier combat remonte à avril 2018. Depuis 2016, cet Américain natif de Lafayette se bat une fois par année. «Il a été blessé, c’est ce qui explique son inactivité. C’est un combat de retour pour lui. À moi de lui montrer qu’il a choisi la mauvaise cible pour faire son retour!»

La ceinture NABO de Zewski sera à l’enjeu le 23 novembre, tout comme la ceinture vacante IBF intercontinentale, qui devrait permettre au gagnant de grimper dans les classements mondiaux. Pour se l’approprier, Zewski croit qu’il devra épingler sur son tableau de chasse un rival de calibre comparable à Ponomarev. «Tu le regardes, il a l’air meilleur que Ponomarev. Plus vite, plus esthétique. Maintenant, je pense qu’il a plus de failles à exploiter et c’est là-dessus que je vais me concentrer. Les partenaires d’entraînement choisis seront importants. Rien ne doit être laissé au hasard quand tu t’embarques dans un combat aussi difficile. Je regarde où je suis, et où je veux me rendre, et c’est certainement le combat le plus important de ma carrière.»

Outre Zewski, Marie-Pier Houle (2-0, 1 K.-O) sera elle aussi de ce gala, dont la vedette sera la championne du monde Marie-Ève Dicaire.