Mikaël Zewski est bien conscient que le temps commence à presser pour monnayer une carrière professionnelle qu’il bâtit depuis neuf ans.

Mikaël Zewski: «Il n’y a plus rien qui va m’arrêter»

Trois-Rivières — Même s’il a été malmené lors de sa victoire par décision unanime devant Abner Lopez (27-10-1, 23 K.-O.), vendredi dernier au Casino de Montréal, Mikaël Zewski (33-1, 22 K.-O.) devrait être en mesure d’obtenir un combat d’envergure à l’automne.

Après tout, ses deux nouvelles ceintures de champion nord-américain de l’IBF et de la NABO chez les 147 livres devraient suffire à attirer un adversaire de grande qualité, en octobre prochain, possiblement à Québec.

«On a maintenant un plus grand pouvoir de négociation. Mikaël va être classé mondialement un peu partout. Avant, il n’apparaissait que dans le classement de la WBC alors il représentait un trop grand risque pour les autres boxeurs classés mondialement. Maintenant, la récompense va être plus grande pour ceux qui vont vouloir l’affronter, car en battant un adversaire classé, tu te rapproches du titre d’aspirant obligatoire», a expliqué le promoteur Yvon Michel.

«Ça fait longtemps que Mikaël attend un combat pivot pour la suite de sa carrière. Je crois bien qu’on est rendu là. On va être capable de lui trouver.»

impressionné

Le grand patron de GYM s’est d’ailleurs dit impressionné par la réaction du boxeur trifluvien après avoir visité le plancher pour la première fois de sa carrière.

«Mikaël est désavantagé de boxer dans un petit ring comme celui du Casino. Il a besoin d’espace pour utiliser sa mobilité et sa capacité d’explosion. Contre Lopez, ça n’a pas été son combat le plus esthétique, ni sa meilleure performance en carrière. Il est capable de faire beaucoup mieux. Par contre, il a démontré une belle persévérance et beaucoup de cœur pour gagner ce combat.»

À 30 ans, Zewski est bien conscient que le temps commence à presser pour monnayer une carrière professionnelle qu’il bâtit depuis neuf ans. «J’espère un gros combat, une finale, je vais prendre ce qui va passer. Je ne peux pas choisir les combats ou les adversaires. Je me contente de gagner mes combats et faire les meilleures performances possible», explique-t-il, tout en rêvant à des affrontements avec des têtes d’affiche comme Keith Turman (champion WBA, 29-0-0, 22 K.-O.), Shawn Porter (champion WBC, 30-2-1, 17 K.-O.) ou encore Danny Garcia (ancien champion WBC, 35-2, 21 K.-O.).

«Je ne pense pas être loin d’eux. Si je ne suis pas prêt maintenant, je ne le serai jamais. J’ai 30 ans, j’ai l’expérience. Je suis capable de boxer, je suis capable de me battre, de me bagarrer, d’être technicien, de knocker des gars. Il n’y a plus rien qui va m’arrêter.»