Michaël Bournival a participé au pointage du match intra-équipe en déjouant Peter Budaj hier soir au Centre Bell.

Michaël Bournival marque un premier but au Centre Bell

Ce n'était peut-être qu'un match intra-équipe, mais il y avait 17 000 spectateurs en délire dans le Centre Bell et Michaël Bournival a sauté sur l'occasion pour s'offrir des frissons en fin de première période en déjouant Peter Budaj.
Utilisé à l'aile gauche aux côtés de Peter Holland et Yannick Weber, Bournival a fait mal paraître Louis Leblanc en le battant d'intensité dans l'enclave pour récupérer une rondelle libre et la placer sous les cordages, faisant bondir d'un trait la foule. Le genre de scène dont il rêve depuis qu'il est tout jeune, même si ce but en était un de col bleu. «Pas grave, un but c'est un but», souriait Bournival. «Quelle sensation! Mais c'était spécial tout au long du match. Nos partisans sont très bruyants.»
Invité de dernière minute pour gonfler les effectifs de Michel Therrien afin qu'il puisse concocter deux alignements hier soir, Bournival se disait satisfait de son match. «Je voulais être intense, travailler fort le long des rampes et c'est ce que j'ai fait. Sur mon but, j'ai travaillé fort dans le coin puis je me suis amené rapidement dans l'enclave. C'est le genre de choses que je voulais faire.»
L'ex-capitaine des Cataractes dit ne pas avoir été trop déçu de ne pas obtenir d'invitation officielle pour le camp écourté du Canadien lorsque le lock-out s'est réglé. «Je savais qu'il y aurait peu de joueurs invités, tout le monde savait ça. Quand j'ai vu que je n'étais pas invité, j'ai tout de même continué à travailler fort et une belle nouvelle est arrivée par la suite. Les derniers jours m'ont donné l'occasion d'acquérir de l'expérience. C'était un privilège d'être ici cette semaine et si je dois retourner à Hamilton poursuivre mon apprentissage, il n'y aura rien de dramatique. Que je sois ici ou dans la Ligue américaine, mon but est d'apprendre à chaque jour.»
Il s'est dit satisfait de ses premiers mois à Hamilton, même s'il ne noircit pas la feuille de pointage assez à son goût et si son club n'arrive pas à gagner sur une base régulière. «On a eu plusieurs réunions dernièrement, on doit améliorer notre constance et on le sait. Quand tu ne joues pas 60 minutes, c'est dur de gagner des matchs», plaide le jeune homme de 20 ans. «Personnellement, je suis content. Je suis bien utilisé, je travaille fort et je prends soin de ma défensive. Je suis heureux de ma contribution sur le désavantage numérique. Offensivement, mes statistiques ne sont pas très bonnes mais les chances sont là. Faut juste que je sois patient, ça va finir par rentrer!»
En 34 matchs sous les ordres de Sylvain Lefebvre, Bournival s'est forgé une fiche de deux buts et neuf passes, ainsi qu'un différentiel de -3.