Carey Price, comme l'a fait à l'époque de Patrick Roy devant la bande de Mario Lemieux, s'est dressé devant les Penguins mardi soir à Pittsburgh.

Mes deux équipes préférées

CHRONIQUE / Pour moi, les affrontements Canadien – Penguins ont toujours été spéciaux. À l’époque de Jaromir Jagr et (surtout!) Mario Lemieux, les représentants de la ville de l’acier constituaient ma deuxième équipe préférée, suivant de près la Sainte-Flanelle. Après quelques années de désintéressement en raison de leurs piètres performances, l’arrivée du phénomène Sidney Crosby il y a une quinzaine d’années les a ramenés en haut de ma liste.

Malgré l’absence de celui que je considère encore comme étant le meilleur joueur de la ligue – cette affirmation fera sûrement l’objet d’une discussion animée avec les collègues Gauthier et Turcotte au cours des prochains jours – le match de mardi soir revêtait la même particularité pour moi. C’est agréable d’espérer que son équipe l’emporte tout en se disant que ça ne serait pas la fin du monde si elle devait rentrer à Montréal bredouille...

Les deux équipes ne m’ont pas déçu. Même si je me suis dit que je payerais cher pour revenir 25 ans en arrière afin de le revoir sur la glace lorsque la caméra s’est arrêtée sur lui comme c’est toujours le cas lors des visites du CH à Pittsburgh, les joueurs actuels ont réussi à me faire oublier Mario le magnifique. Du côté du Tricolore, j’ai bien aimé le jeu du jeune Nick Suzuki, des piliers Shea Weber et Brendan Gallagher ainsi que de Joel Armia. Traversant présentement une période difficile, Max Domi a également laissé entrevoir qu’il est peut-être sur le point de redevenir le joueur qu’il a été la saison dernière.

Chez les Penguins, Evgeni Malkin, ou le Jagr-à-Crosby, et Kris Letang ont quant à eux tenté de pallier l’absence de leur capitaine. Mais comme le réussissait parfois Patrick Roy à l’époque de Lemieux et compagnie, Carey Price a réussi à stopper la machine que forment les Penguins.