Cet automne, Mérédith Bélanger ne chôme pas en raison de ses rôles essentiels, tant en soccer qu’en basketball chez les Diablos de Trois-Rivières.

Mérédith Bélanger voit double!

Trois-Rivières — Si vous croyez avoir aperçu la même personne dominer à la fois sur le terrain de soccer et le court de basketball cet automne chez les Diablos, vous n’avez pas la berlue. C’est tout simplement Mérédith Bélanger qui laisse sa marque à sa façon!

Déjà que les étudiants-athlètes ont rarement le temps de chômer, le rythme de vie de l’ancienne porte-couleurs du Vert et Or du Séminaire de Trois-Rivières a de quoi étourdir le commun des mortels.

Malgré un horaire aux airs ministériels, cette athlète d’exception trouve le moyen de dominer dans deux disciplines.

Après avoir terminé au deuxième rang des marqueuses des Diablos l’an dernier, en première division du réseau collégial de basketball, l’étudiante en sciences de la nature a décidé de tenter sa chance en ajoutant le soccer à son menu cet automne.

Le résultat a été spectaculaire. En soccer, Bélanger a dominé la colonne des buteuses chez les Diablos, en deuxième division, avec neuf réussites en sept matchs.

Pas si mal pour un retour au jeu après deux ans de pause! «Je pensais en avoir perdu un peu. Je ne m’attendais pas à aussi bien faire», sourit la prolifique attaquante de 18 ans.

Son entraîneur Geoffey Jouvin n’hésite d’ailleurs pas à qualifier de révélation l’arrivée de son attaquante recrue. «C’est notre meilleure acquisition offensive. Elle est notre bougie d’allumage. Elle nous permet d’aller rapidement vers le but adverse. C’est une pièce essentielle à notre équipe», vante-t-il.

«On est très heureux qu’elle ait décidé de venir vivre l’aventure avec le soccer cet automne. On espère qu’elle va revenir l’an prochain», ajoute Jouvin.

Des entraîneurs compréhensifs

La principale intéressée était surtout ravie d’obtenir la permission de son entraîneur de basketball, Faisal Docter, pour pratiquer les deux sports.

«Le soccer me manquait. Mes entraîneurs ont été super compréhensifs et m’ont permis de bien agencer les deux», explique Bélanger, dont le père, Robin, a laissé sa marque sur la scène sportive régionale en football. En plus de représenter le Vert et Or et les Diablos, il a aussi évolué pour les Redmen de McGill avant de jouer dans la Ligue canadienne de football.

De son côté, Docter n’a jamais hésité à acquiescer à la demande de sa protégée. «J’ai tout de suite dit oui. C’est sa décision. Elle est une athlète incroyable. Elle peut faire ce qu’elle veut. Non seulement Mérédith est un morceau tellement important de notre équipe de basket, mais en plus, elle a été choisie sur l’équipe d’étoiles en soccer. Tout le monde est fier d’elle.»

Par ailleurs, son entraîneur de basketball n’a aucun mal à alléger la charge de travail de sa joueuse pendant la durée de la saison de soccer. Pour Docter, le rayonnement des Diablos doit être placé au sommet des priorités.

«On sait qu’elle n’est peut-être pas au sommet de son jeu en basket présentement, mais je n’ai aucun problème à vivre avec ça. Même que j’espère que l’équipe de soccer va se rendre jusqu’au championnat provincial. La communauté des Diablos, c’est tellement important.»

Dawson au menu...

La double vie de Mérédith Bélanger se poursuivra ce week-end alors qu’elle a d’abord rendez-vous avec les Blues du Collège Dawson, vendredi à Trois-Rivières (19 h), en basketball féminin. Le test s’annonce très corsé. «C’est la meilleure équipe au Canada. On n'a rien à perdre et tout à apprendre dans ce match», souligne l’entraîneur.

... et les provinciaux dans la mire

Samedi, c’est du côté de Saint-Hyacinthe que Bélanger et ses coéquipières se dirigeront pour participer au Championnat de conférence de soccer collégial. Une victoire en matinée propulserait les Diablos au Championnat provincial.