Jumelé à Xavier Bourgault et Mikaël Robidoux, l’attaquant Max-Antoine Mélançon traverse une heureuse séquence avec huit points à ses quatre derniers matchs.

Mélançon sort de sa coquille

SHAWINIGAN — Les Cataractes n’auront pas eu beaucoup de temps pour célébrer leur victoire de jeudi face au Titan. Dès samedi 16 h, ils reprennent le boulot face aux Voltigeurs de Drummondville, une équipe qui les fait mal paraître depuis le début de la saison.

À l’instar des autres puissances de la ligue, les Voltigeurs se servent en effet des Cataractes comme de la chair à canon. Trois matchs, trois victoires, dont deux par un écart… d’au moins 10 buts!

La bande à Daniel Renaud, et ses partisans, peuvent quand même s’encourager en pensant que Maxime Comtois, qui a participé au Championnat du monde junior, ne devrait pas les affronter.

À l’interne, ils se présentent aussi avec de nouvelles munitions. Originaire de Drummondville, Max-Antoine Mélançon est en train de sortir de sa coquille. S’il était en uniforme en début de saison, son impact était nul. Le grand attaquant de 17 ans a amassé deux points à ses 26 premiers matchs. Mais voilà qu’il vient d’en ajouter huit à ses quatre dernières sorties, jumelé à la recrue Xavier Bourgault et au vétéran Mikaël Robidoux. «Je mange mieux, je dors mieux. Ce sont des petits détails qui font la différence. Je me suis aussi enlevé de la pression. En début de saison, je voulais tellement bien faire. Là, j’ai retrouvé le plaisir de jouer et les points viennent tout seuls», explique Mélançon.

Renaud ne veut pas trop prendre de crédit pour la chimie développée au sein de ce trio. «Tu y vas souvent par essai-erreur, jusqu’à temps que tu trouves des combinaisons à ton goût. Celle-là est logique: Bourgault a beaucoup de talent, Robidoux est capable de faire beaucoup d’espace sur la glace et Max-Antoine, quand il joue à son plein potentiel, il est en mesure de faire beaucoup de choses.»

Pour le pilote, les récents succès de Mélançon ne relèvent pas de la magie. «Il a ajouté de l’urgence à son jeu, c’est aussi simple que ça. Son défi maintenant, c’est la constance. Il doit continuer, match après match, de mériter son temps de glace. C’est comme ça pour tout le monde sur la glace.»

Pariez quand même que Mélançon, avec une confiance renouvelée, n’aura jamais été aussi excité d’affronter l’équipe de son patelin. Sur papier, les Cataractes ont peu de chances de mettre la main sur les deux points à l’enjeu. Mais le jeune homme assure que dans le vestiaire, on pense autrement. «On ne s’attarde pas à l’équipe en face de nous. L’idée, c’est de bien se préparer et de travailler pour mettre toutes les chances de notre côté de sortir de l’aréna avec la victoire.»

L’autre nouvelle carte dans le jeu de Renaud, c’est le retour de Colin Paradis. Face au Titan, il a gonflé sa fiche à quatre victoires en six matchs depuis son arrivée à Shawinigan. «Un vétéran de 20 ans en défense, ça paraît. Il a plus d’expérience que tous nos autres défenseurs réunis. Cette expérience, ce n’est pas juste sur la glace que ça compte. Sur le banc, dans le vestiaire, ça donne confiance aux autres. Paradis nous rend de précieux services», reconnaît Renaud.