Les Patriotes et les Redmen ont amorcé une autre série d'après-saison mercredi soir au Colisée trifluvien et, comme il fallait s'en attendre, l'intensité était au rendez-vous.

McNicoll fait mal aux Patriotes

Quatre secondes. Quatre malheureuse petites secondes et les Patriotes auraient remporté le duel initial de cette courte série qui les oppose aux puissants Redmen de McGill, disputé devant un peu moins de 600 personnes au Colisée.
Les patineurs de la métropole ont couru après les Trifluviens durant toute la soirée, qu'ils ont finalement rejoints avec des poussières à égrainer en troisième période avant d'aller chercher le but décisif en prolongation qui leur a permis de sortir du Colisée avec un gain de 4-3.
C'est l'ex-Cataractes Cédric Lalonde-McNicoll qui a tranché le débat après six minutes de temps supplémentaire, son tir lourd trompant Marc-Antoine Gélinas dans la partie supérieure. C'était le deuxième filet du match de l'attaquant vedette et son cinquième en trois matchs depuis le début des séries.
Cette fin dramatique colle bien au spectacle en général, physique et rapide à souhait. Les Patriotes ont profité des premières minutes du match pour se procurer une avance de 2-0, et ils ont ensuite investi toutes leurs énergies afin de la défendre.
Ils ont bloqué des tirs à profusion, ils ont profité d'une bonne sortie de Gélinas entre les poteaux et ils ont fait preuve de caractère pour arracher un troisième but aux Redmen après que ces derniers eurent réussi à niveler le pointage à 2-2.
Ce troisième filet des locaux, l'oeuvre de Guillaume Asselin, semblait être celui qui allait sceller l'issue du match puisqu'il avait été inscrit avec 46 secondes à faire au tableau. Ryan McKiernan a toutefois envoyé tout le monde en prolongation avec une frappe de la ligne bleue, puis McNicoll s'est fait plaisir à quelques kilomètres de l'endroit où il a connu un brillant stage junior.
«C'était un bon feeling, ça ne m'est pas arrivé souvent de marquer en prolongation. Les Patriotes ont connu un bon début de match, ce qui est normal puisqu'ils jouaient à domicile. On n'a pas paniqué, on a travaillé fort pour revenir de l'arrière. On a peut-être joué un peu avec le feu, mais on a trouvé une façon d'aller chercher le but égalisateur en fin de match, puis le but gagnant. C'est positif. On doit par contre tout de suite se préparer pour le prochain match, on sait que les Patriotes ne lâcheront pas», soulignait celui qui a passé trois saisons chez les pros avant de se joindre aux Redmen.
Son entraîneur, Kelly Nobes, le complimentait volontiers. «C'est un très bon joueur, il n'a pas été nommé sur la première équipe d'étoiles par hasard. Il rend tout le monde meilleur autour de lui», soulignait Nobes, évidemment très heureux de la tournure des événements. «On s'est battu toute la soirée. Ils ont été meilleurs que nous en première, mais par la suite, j'ai aimé ce que j'ai vu. On savait qu'il fallait en gagner une ici, on doit maintenant penser au deuxième match.»
Dans l'autre camp, Marc-Étienne Hubert préférait voir les côtés positifs. «Nous sommes passés à quatre secondes de créer toute une surprise. Quand on a perdu (Yannick) Dubé sur sa première présence du match, il fallait se battre sans quatre de nos six meilleurs attaquants face au meilleur alignement de notre ligue. On a pris l'avance, on a donné le maximum. Maintenant, on n'a pas le temps de pleurer sur notre sort, on a deux jours pour se regrouper en vue du prochain match.»
Carnet de notes
Les Redmen ont eu droit à un petit discours de motivation de la part de Mike Babcock 24 heures avant la première mise en jeu face aux Patriotes. Celui qui a guidé Équipe Canada jusqu'à la médaille d'or à Sotchi a fait un exposé sur l'importance des notions collectives dans les grands rendez-vous...