Edilson Alvarez

Match des étoiles: une victoire pour la Can-Am et Alvarez

En fin de compte, tout est rentré dans l'ordre. La pluie a pris congé pour une soirée. Les conditions étaient même parfaites quand les meilleurs joueurs du baseball indépendant ont pris d'assaut le terrain du parc RCGT.
La direction des Champions d'Ottawa ne savait pas trop si les fans répondraient à l'appel. Les guichets n'ont pas dérougi durant la dernière journée. Finalement, 4961 personnes ont franchi les tourniquets.
Les représentants de la Ligue Can-Am, qui faisaient office de club «à domicile», ont vaincu leurs rivaux de l'American Association, 3-2.
Utilisé pendant une manche, le seul représentant des Aigles de Trois-Rivières à ce match, le lanceur Edilson Alvarez, a cédé l'un des deux points de l'Association américaine, en quatrième manche. Mais comme la Ligue Can-Am est revenue à la charge en marquant deux fois lors du tour au bâton suivant, le Trifluvien a hérité de la décision victorieuse dans cette rencontre.
Grâce à tout cela, le Match des étoiles de l'été 2017 a été couronné de succès.
«Nous avons assisté à un bon match de baseball avec de belles performances des lanceurs», a déclaré le gérant des Champions, Hal Lanier, en toute fin de soirée.
Lanier a pris part à deux Matches des étoiles dans les majeures, dans les années 1980.
Phillippe Aumont peut aussi dire mission accomplie.
Six ou sept organisations des ligues majeures avaient envoyé des dépisteurs dans la capitale. Ils avaient tous, notamment, le mandat de surveiller le lanceur partant des étoiles de la Can-Am.
Le Gatinois ne s'est pas éternisé. Il a lancé 14 balles, dont 12 rapides. Il a fait face à quatre frappeurs. Il en a retiré deux sur des prises.
Il n'a pas été parfait. Le meilleur frappeur de l'American Association, un dénommé Kevin Keyes, a réussi à cogner un simple à ses dépens.
«Je le connais très bien. Je l'ai affronté très souvent dans le baseball affilié. La dernière fois que je l'ai vue, il faisait partie du club-école des Nationals de Washington au niveau AAA», raconte Aumont.
«Quand je l'ai vu, j'ai décidé de ne rien changer à mon plan de match. J'ai continué à lancer des rapides. Il a réussi à en frapper une. Tant pis», a-t-il ajouté.
Aumont n'a pas atteint son objectif ultime dans la soirée. Il voulait lancer des balles de feu à plus de 100 miles à l'heure. «Ça s'est quand même bien passé. Je ne me sentais pas plus nerveux qu'à mon habitude. Je ne pense pas vraiment aux dépisteurs quand je suis au monticule. Je suis bien conscient qu'ils pourraient me donner du travail et j'espère obtenir une autre chance de gravir les échelons un jour, mais je ne m'en fais plus avec toutes ces choses que je ne peux pas contrôler. Je suis plus sage, maintenant.»
Avec Le Nouvelliste