Sa médaille de bronze et, surtout, son parcours de battante font de Marie-Ève Nault un exemple à suivre, une inspiration, une source de motivation.

Marie-Ève Nault se souvient de Londres 2012

Installée dans sa chambre d'hôtel avec ses coéquipières de l'équipe canadienne de soccer, Marie-Ève Nault a vécu la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Londres comme téléspectatrice, conflit d'horaire oblige. Les représentantes de l'unifolié devaient se lever tôt le lendemain car elles disputaient un match de la phase préliminaire contre l'Afrique du Sud.
«Je me souviens très bien de l'ambiance qui régnait sur le site, dans le village du Canada», sourit la Trifluvienne, de passage dans sa ville natale jeudi pour livrer une conférence à des jeunes de l'École intégrée des Forges. «Nous avions enfilé nos vêtements rouges et blancs, les mêmes que les athlètes portaient pendant le défilé. Ce fut un moment inoubliable, mais j'ai vécu quelque chose d'encore plus spécial à la cérémonie de fermeture... avec la médaille de bronze au cou!»
Pendant le camp d'entraînement de la sélection nationale de soccer féminin, Nault et les autres joueuses de l'équipe ont pu côtoyer plusieurs athlètes olympiques des sports d'hiver. Les skieurs acrobatiques Mikaël Kingsbury, Philippe Marquis et Kaya Turski font partie du lot.
«Tous les sportifs adorent regarder les Jeux, qu'on y participe ou non. J'ai appris à connaître Kaya et c'est une fille vraiment passionnée. Elle a pu se qualifier pour Sotchi en revenant plus forte à la suite d'une blessure et elle a remporté les X-Games. Ça ressemble un peu à mon parcours avant l'arrivée à Londres, alors que je ne faisais même plus partie des plans de l'équipe.»
Contrairement à la majorité des athlètes, Nault et ses coéquipières ont beaucoup voyagé en Angleterre il y a deux ans, les matchs du tournoi de soccer ayant été disputés dans plusieurs villes de la Grande-Bretagne.
Difficile donc de dresser des comparaisons entre les commodités de Londres 2012 et Sotchi 2014. Tout de même, à la lumière des photos et vidéos transmises par les athlètes, entraîneurs et journalistes, il est évident que les «touristes sportifs» ne vivront pas la même expérience que leurs comparses des derniers Jeux d'été.
«On a fréquenté le village au début et à la fin des Jeux, car on a joué des rencontres à Newcastle, Manchester et Coventry, des villes éloignées de Londres. Disons qu'avec ce que j'ai vu à la télé et sur Internet à propos de Sotchi, on vivait dans le gros luxe! Mais je ne crois pas que ça aura un impact majeur sur l'humeur des olympiens: ils sont là pour performer et représenter leur pays. L'important, c'est qu'ils soient en sécurité.»
Justement, les athlètes ne pourront pas quitter les sites d'hébergements et de compétitions comme bon leur semble. «En Angleterre, on nous a proposé plusieurs endroits à visiter autour de la ville, l'ambiance était beaucoup plus décontractée. Ça aussi, c'est tout un changement par rapport à ce qu'on a vécu.»