Bien conscient que les attentes envers lui et les Golden Knights de Vegas seront plus élevées la saison prochaine, Marc-André Fleury affirme qu’il ne changera pas son approche et qu’il se présentera à l’aréna chaque soir pour faire de son mieux afin de donner une chance à son équipe de gagner.

Marc-André Fleury fait fi des attentes

Fort d’une prolongation de contrat de trois ans, Marc-André Fleury pourrait bien se retrouver devant le filet des Golden Knights de Vegas jusqu’à la fin de sa carrière. Une perspective qui enchante le Sorelois de 33 ans, même s’il sait qu’après une première saison inespérée, les attentes seront grandes envers lui, à l’automne.

Avant le début de la dernière campagne, les mauvaises langues étaient nombreuses à prédire l’insuccès du portier québécois dans la capitale du jeu. Certains allaient jusqu’à remettre en question sa capacité à transporter une équipe d’expansion sur ses épaules.

Fleury aura finalement fait mieux, amenant les Golden Knights jusqu’en finale de la Coupe Stanley. De quoi faire taire ses détracteurs.

«Moi, je ne joue pas pour ces gens-là. Je ne m’en fais pas trop avec ce qu’ils peuvent penser ou dire. À tous les soirs, je fais mon possible, je me présente du mieux que je peux. Je veux juste donner une chance de gagner à mes coéquipiers. Si je peux avoir le respect et la confiance de mon équipe, des mes coéquipiers et des mes coachs, pour moi, c’est ce qu’il y a de plus important», a-t-il raconté, en marge du Pro-Am Gagné-Bergeron.

Maintenant qu’il a su démontrer sa valeur, il ne s’attend pas à ce que le public lui rende la vie plus facile. Parce qu’avec le succès viennent les attentes. Et avec les attentes vient la pression. 

«Mais tout le monde sait, dans le monde du hockey, que la parité est grande à travers la Ligue. Il n’y a pas de soirées faciles. Il faudra recommencer à zéro, un match à la fois, et essayer d’avoir le plus de points possibles en début de saison pour être du bon côté [de la coupure], lorsque la course aux séries sera plus intense en fin de saison.»

Bonne saison, mais...

Malgré un bilan plus que positif, ce que Fleury retiendra surtout de la dernière saison, c’est la défaite en finale de la Coupe Stanley contre les Capitals de Washington. «C’était une bonne saison, mais on joue pour gagner. Et quand tu es aussi proche du but et que tu le manques, c’est ce qui te reste en tête.»

Même s’il a déjà remporté une Coupe Stanley par le passé, la douleur de la défaite n’est pas moins importante cette fois-ci, que lors d’une autre défaite crève-cœur, dans la finale de 2008.

«Au moins, cette fois-ci, je l’ai déjà gagnée. C’est plus réconfortant. En 2008, quand tu manques ta chance de gagner, tu ne sais pas quand tu vas avoir une autre chance de te rendre là. Ça avait fait mal, celle-là aussi. À toutes les saisons, on joue pour gagner la Coupe, alors c’est décevant quand même.»

Avec sa prolongation de contrat en poche, le cerbère a encore quelques années devant lui pour venger cette défaite. Il ne saurait d’ailleurs en être plus reconnaissant envers l’organisation des Golden Knigths.

«J’espérais qu’ils m’approchent et qu’ils veulent que je reste là encore pour une couple d’années. Pour moi, c’est l’équipe qui m’a donné une deuxième chance, de continuer à faire ce que j’aime et de jouer beaucoup de matchs dans une équipe qui a du succès. On a aussi une belle gang de gars. Ça fait que c’est le fun de faire partie de cette organisation-là.»

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LE PLAISIR DES FANS AVANT LA POPULARITÉ

Marc-André Fleury, qui a maintenu une moyenne de buts alloués de 2,24 et un pourcentage d’arrêt de ,927 en séries, a vu sa popularité atteindre son sommet ce printemps à Las Vegas, où il est maintenant une vedette. Un statut qui ne l’enchante pas nécessairement.

«Je suis quelqu’un de plutôt réservé. Ce n’est pas quelque chose que je recherche. Je pense que ce qui m’a rendu le plus content, c’est comment les gens ont rapidement aimé le hockey, qu’ils ont embarqué, en supportant leur équipe dès le début et jusqu’à la fin en séries. L’aréna, c’est l’un des plus le fun où jouer au hockey. C’est plus de ça que je suis heureux. J’ai rencontré beaucoup de gens qui m’ont dit ne jamais avoir regardé le hockey et qui sont maintenant des fans. C’est le fun de voir ça.»