Marc-André Bergeron était l’un des invités d’honneur du dernier repêchage de la LHJMQ, en juin dernier à Shawinigan. Il espère maintenant que les Cataractes accepteront d’explorer l’idée de soutenir Trois-Rivières dans sa volonté de revenir dans les cadres du circuit Courteau. On le voit sur la photo en compagnie de l’ex-Cataractes Samuel Asselin.

Marc-André Bergeron se lance à la recherche d'une équipe de hockey pour Trois-Rivières

TROIS-RIVIÈRES — Déjà fort occupé depuis qu’il a pris sa retraite du hockey, Marc-André Bergeron a ajouté une corde à son arc mercredi en étant nommé conseiller à la recherche d’une équipe pour le nouveau Colisée de Trois-Rivières.

Cette nomination n’est pas une surprise, Le Nouvelliste avait ébruité les discussions avancées entre le président des Aigles et l’ex-maire Yves Lévesque fin janvier. Quelques heures après la parution de l’article, la Ville avait assuré Bergeron que le départ de Lévesque ne changerait rien au mandat qu’on voulait lui confier. Il y a eu des rencontres, puis l’élaboration du contrat et enfin, le sceau officiel des autorités municipales en fin d’après-midi mercredi.

«Je suis très heureux de ce nouveau défi. C’est un honneur de faire du démarchage pour ma ville. On va avoir accès à une infrastructure de première qualité. Mon travail, c’est de présenter tous les scénarios pour le meubler. Il y a beaucoup de possibilités», confie Bergeron.

Son premier appel sera logé chez les Cataractes aujourd’hui. Lévesque a toujours dit que sa préférence était de revenir au sein des cadres de la LHJMQ. Les Cataractes ont perdu leur veto territorial mais la nouvelle réglementation les protège quand même très bien s’ils ne veulent pas voir la compétition s’installer en Mauricie. «C’est juste normal de parler aux Cataractes en premier. Je vais solliciter une rencontre, écouter leur point de vue, voir s’il y a moyen de s’entendre. Mon gilet est au plafond de l’aréna, j’ai énormément de respect pour les Cataractes. De plus, en tant que président des Aigles, je suis bien placé pour savoir que ce n’est pas facile d’opérer une franchise de sport. L’idée, c’est d’aller voir si on peut s’entraider, si un partenariat pourrait fonctionner.»

Évidemment, la deuxième cible sera le Canadien, orphelin d’une équipe dans la East Coast League depuis le début de la saison. Questionné par Le Nouvelliste en janvier, le Canadien s’est dit ouvert à rencontrer l’émissaire trifluvien. «J’ai parlé avec Geoff Molson mais c’était une discussion informelle, ça n’avait rien à voir avec ce dossier. Quand le timing sera bon, il va me faire plaisir de le rencontrer pour discuter des possibilités offertes par le nouveau Colisée.»

Ce sont les deux dossiers les plus susceptibles d’être menés à bon port. Par contre, Bergeron se promet d’explorer d’autres options. «La Ligue américaine n’est pas exclue de l’équation, loin de là. Je veux aussi parler aux Raptors de Toronto, dans la NBA, pour voir s’ils ont de l’intérêt à amener un club-école chez nous. Faire cohabiter deux équipes sous le même toit, c’est possible. C’est peut-être même souhaitable. À ce stade-ci, aucune option ne doit être écartée. Je vais ratisser le plus large possible.»

Parallèlement à la chasse aux futurs locataires, Bergeron a le mandat de dénicher des investisseurs qui pourraient embarquer dans l’aventure. «J’ai eu des discussions avec certaines personnes ces dernières semaines. C’était embryonnaire, informel. Il y avait de l’intérêt mais maintenant, on va pousser ça pour voir à quel point c’est sérieux», lance Bergeron, qui refuse de dévoiler des noms.

«Ça ne donnerait rien d’aller là pour l’instant. Quand des choses seront attachées, ça va me faire plaisir de répandre les bonnes nouvelles!»

Bergeron se montre aussi un peu mystérieux sur ses intentions d’être ou non lui-même partie prenante du projet qui sera retenu.

«Je n’ai pas pris ce mandat pour ça. J’en ai déjà pas mal sur ma table. Si je devais prendre une décision à ce sujet maintenant, ce serait non. Mais bon, pourquoi fermer des portes inutilement? On verra en temps et lieu. Ça peut prendre un certain temps avant d’en arriver là. En ce moment, la seule chose qui me préoccupe dans ce dossier, c’est le démarchage.»