Marc-André Bergeron a préféré opter pour la Ligue nationale A suisse afin d'offrir un peu plus de stabilité à sa famille.

Marc-André Bergeron et ses Lions ont eu chaud

Marc-André Bergeron affectionne les septièmes matchs. On se souviendra entre autres de son but contre les Capitals de Washington en première ronde, il y a quatre ans, à l'époque où il enfilait l'uniforme du Canadien. Le Trifluvien avait contribué à l'une des plus grandes surprises des dernières années dans la LNH, une victoire qui allait paver la voie à un printemps mémorable pour les partisans du Tricolore.
Bergeron a remis ça lors d'une rencontre éliminatoire des Lions de Zurich, mardi, quand il a été le seul à tromper la vigilance de Cristobal Huet. Il a ainsi sorti de la course le Lausanne HC. Les Lions, eux, poursuivront leur route en demi-finale dès jeudi, face à Genève, les gagnants de la dernière Coupe Spengler.
«Ils nous ont surpris, même si on s'attendait à une série difficile», racontait au Nouvelliste le défenseur de 33 ans, qui bénéficiait mercredi d'un rare moment de répit. «C'est sûr qu'on a pris un chemin compliqué, nous aurions préféré que ce soit plus court. Par contre, Lausanne a joué de façon intelligente. Les gars de l'autre côté avaient toute une commande à relever et ils y sont presque parvenus.»
Champions de la saison régulière, les Lions ont perdu à deux reprises à domicile contre Lausanne, un club qui saluait cette année son retour en première division après une absence de huit ans. «Ils ont chèrement vendu leur peau. Ce fut une série axée sur la patience: les deux meilleures formations en défensive s'affrontaient.»
Et Bergeron, auteur d'un but et deux passes en sept parties, a eu son mot à dire dans cette guerre de tranchées. Employé contre le meilleur trio adverse, il estime avoir prouvé qu'il pouvait exceller dans cette phase du jeu en Europe.
«Je retrouve le plaisir des missions défensives. Ça faisait longtemps! Jouer sur la première unité de désavantage numérique, ça ne m'est pas arrivé souvent dans la LNH...»
En deuxième ronde, les Lions croiseront le fer avec un club beaucoup plus physique que Lausanne. Matthew Lombardi, Kaspars Daugavins et Alexandre Picard s'alignent tous pour Genève, quatrième au classement. «C'est l'équipe la plus imposante et ils ont des joueurs de talent avec l'expérience de la LNH. Ils ont entre autres remporté le tournoi de la Coupe Spengler pendant le congé des Fêtes. Depuis ce temps, ils sont sur une belle séquence.»
Bergeron prend aussi plaisir à évoluer dans des amphithéâtres gagnés par la fièvre des éliminatoires. En Europe, c'est connu, les partisans sont très impliqués dans les rencontres. Ils chantent, ils sautent, bref, ça détonne par rapport à l'énergie émanant des arénas d'Amérique du Nord.
«Je ne dis pas que les fans dans la LNH ne sont pas bruyants. Mais les Européens n'ont pas besoin d'une solide mise en échec ou d'un but spectaculaire pour célébrer! À Lausanne, l'aréna n'accueille que 8000 ou 10 000 amateurs, mais c'était bondé et les gens se trouvent très près de l'action. Chez nous, l'endroit est plus dégagé, mais ça n'en demeure pas moins excitant.»
Dans l'autre demi-finale, Fribourg se mesurera à Kloten Flyers.