L'absence d'un coordonnateur de l'arbitrage fait mal en Mauricie.

Manque d'arbitres au soccer: le Club Énergie défend l'ARSM

Certains parents et entraîneurs ne devraient pas personnaliser le débat sur le manque d'arbitres au soccer, estime la présidente du club de soccer Énergie Centre-Mauricie Josée Paquette, qui se porte ainsi à la défense des gestionnaires de l'Association régionale de soccer de la Mauricie (ARSM).
«Oui on a un problème d'arbitres, mais on ne pointe pas la bonne personne», s'offusque la présidente du club shawiniganais.
«La directrice générale de l'ARSM Sophie Poujade fait un bon travail dans les circonstances. Quand les parents et les entraîneurs cesseront de crier après nos arbitres ados, on trouvera peut-être des solutions.»
Josée Paquette croit que cette crise dans la gérance des officiels dure depuis environ deux ans. Elle rappelle du même souffle que les clubs détiennent une certaine responsabilité quant à la formation des arbitres en Mauricie.
«Prétendre que tout repose sur notre association régionale, c'est malhonnête. On comprend qu'il y a des mécontents, nous avons vécu des situations semblables durant l'été à Shawinigan. Mais des assistants entraîneurs se sont manifestés, on a réussi à se débrouiller en sachant que l'ARSM négocie avec des moyens limités.»
Vrai que l'absence d'un coordonnateur de l'arbitrage fait mal dans la région. Celui qui fut en poste pendant plusieurs années a quitté et l'ARSM n'a jamais été en mesure de lui trouver un digne successeur.
On s'attend de ces responsables des officiels qu'ils forment, embauchent, assignent et assurent un certain taux de rétention au sein de la petite confrérie des arbitres de soccer.
La directrice générale de l'ARSM, Sophie Poujade, a préféré ne pas commenter les critiques émises contre elle et son association dans Le Nouvelliste de mercredi.
Elle tenait toutefois à rappeler qu'il n'est pas rare de voir des arbitres quitter le terrain en pleurant.
Selon elle, à quatre reprises dans le passé, un programme afin de mieux encadrer les officiels a été proposé par l'ARSM et celui-ci devait obtenir l'aval des clubs, particulièrement de ceux ayant du calibre AA et AAA. Le tout a été refusé, se désole-t-elle.
Josée Paquette en ajoute une couche. Certains clubs n'auraient pas formé d'arbitres depuis très longtemps.
Il y a quelques années, la gestion et le recrutement des nouveaux arbitres avaient été attribués aux clubs. Le creux de vague au niveau senior daterait de cette époque, au dire de certains. L'ARSM a par la suite repris la gérance du dossier.
Ailleurs au Québec, certains clubs ont pris la décision de ne plus dépendre de leur association régionale afin de former les officiels. On le voit notamment dans la grande région de Montréal.
Chose certaine, la problématique des arbitres aura animé les passions sur les terrains de soccer cet été, partout dans la région. Une autre preuve que la communauté du ballon rond doit se souder afin d'assurer le développement et, surtout, le respect des officiels.