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La glace du Centre sportif de Louiseville sera fermée pour toute la saison.
La glace du Centre sportif de Louiseville sera fermée pour toute la saison.

Louiseville ferme son aréna pour la saison

Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste
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Louiseville — Alors que plusieurs municipalités se gardent encore une marge de manœuvre à savoir si les arénas rouvriront ou non au public, la Ville de Louiseville prend les devants en annonçant que son Centre sportif ferme définitivement ses portes pour la saison.

Le maire Yvon Deshaies admet que ce n’est pas de gaieté de cœur que le conseil municipal a rendu cette décision, à la suite de discussions avec le service des loisirs.

«C’est difficile. On se donnait jusqu’au 11 janvier pour trancher», explique le premier magistrat, qui rappelle que le prix à payer pour maintenir en fonction le système de réfrigération pèse dans la balance.

Selon lui, il en coûte environ 2000 $ par semaine «pour garder l’aréna ouvert».

À Louiseville, on préfère donc ne pas attendre les futures recommandations du gouvernement du Québec, prévues au début février. Les plus récentes mesures mises en place ont incité les municipalités à suspendre bon nombre d’activités tenues à l’intérieur, dont le patinage libre.

«On ferme le Centre sportif pour tout l’hiver en se basant sur ce que nous dit M. Arruda. On ne le rouvrira pas avant la fin août, début septembre. Je trouve ça dommage de voir les joueurs du Canadien obtenir des permissions que les jeunes n’ont pas. Je préférerais que ce soit le contraire! Il faut que nos jeunes s’amusent. Nous avons 170 membres dans le hockey mineur ici et il y a aussi le patinage artistique.»

C’est pourquoi les patinoires extérieures demeureront ouvertes au public, sous certaines conditions. Il faut notamment éviter les regroupements. Ceci dit, les patineurs qui utilisent ces glaces constatent qu’elles ont déjà eu meilleure mine.

«Dame Nature ne collabore pas en ces temps difficiles. À Louiseville, la patinoire de la Place Canadel est en bon état, mais pour les deux autres, c’est moins évident. Tout joue contre nous, c’est bien vrai», se désole Yvon Deshaies.

Trois-Rivières

La glace du Centre sportif de Louiseville fondra dans les prochains jours, mais celles de la majorité des arénas municipaux en Mauricie ne devraient pas connaître le même sort, du moins pour les premières semaines de l’hiver.

À Trois-Rivières, les programmes Sport-études utilisent les trois arénas de la Ville (Claude-Mongrain, Colisée et Jérôme-Cotnoir) de même que les arénas partenaires (CSAD et Jean-Guy Talbot), donc la réfrigération y est maintenue, confirme le porte-parole Guillaume Cholette-Janson.

La responsable des programmes Sport-études à l’Académie les Estacades, Luce Mongrain, rappelle que les entraînements de ces étudiants-athlètes ont été modifiés pendant la pandémie afin de respecter les mesures sanitaires.

Shawinigan

Du côté de Shawinigan, le Centre Gervais Auto et l’Aréna de Grand-Mère ont toujours leur glace. Les Cataractes accueilleront l’un des environnements protégés lors de la reprise des activités dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, à partir du 22 janvier.

Quant à Grand-Mère, les élèves du programme de hockey scolaire des Braves y ont encore accès.

«L’aréna Gilles-Bourassa de Shawinigan-Sud a été mis en dormance, c’est-à-dire qu’on ferme les lumières et le chauffage. La glace va rester pour l’instant, car si on la fait fondre, ça prendrait une dizaine de jours pour la ramener. Si les mesures gouvernementales venaient à changer, la Ville pourrait rapidement redonner l’accès aux citoyens», affirme la porte-parole Véronique Gagnon-Piquès.

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À La Tuque, les citoyens n’ont pas accès au Colisée Denis-Morel. Pas question néanmoins d’abandonner la glace, du moins pour l’instant.

«Si jamais ce confinement devait se prolonger, on prendrait les décisions qui s’imposent», spécifie la porte-parole Hélène Langlais, qui rappelle que les Latuquois ont accès à bon nombre d’activités extérieures.

À Nicolet et Bécancour, les maires comprennent la décision de leur collègue louisevillois, mais à l’image des autres villes, on préfère attendre encore quelques semaines avant de décider du sort des arénas pour l’hiver et le printemps 2021.

«On se donne trois semaines», précise Jean-Guy Dubois, à Bécancour. «Des concentrations sportives en milieu scolaire utilisent l’aréna, mais c’est tout.»

Sa voisine de la rive sud, Geneviève Dubois, abonde dans le même sens. À Nicolet, on attendra au début du mois de février avant de trancher.

«S’il y a possibilité de reprise d’ici là, on permettra de nouveau le patinage libre, car c’était une activité appréciée des citoyens. Par contre, si le gouvernement prolonge ces nouvelles mesures, il faudra étudier le scénario de fermeture complète de l’aréna. On est prêt à se donner jusqu’au 8 février. Ensuite, on aura des décisions à prendre. En termes d’énergie, on parle de 8000 $ par mois seulement pour le maintien de la glace à l’aréna.»