Plusieurs membres des Estacades étaient de la finale de 2017, dont les entraîneurs Frédéric Lavoie et Pascal Luneau. Suivent dans l’ordre Jérémy Michaud, Vincent Sévigny, l’entraîneur Jimmy Appleby ainsi que le gardien William Grimard, devant.

L’incroyable épopée des Estacades se poursuit

TROIS-RIVIÈRES — Après une pause d’une semaine, les Estacades reprennent leur extraordinaire épopée mercredi soir à Magog.

Invaincus depuis le début des séries en 10 sorties, les adolescents de Frédéric Lavoie ont déjà à leur tableau de chasse la séquence la plus victorieuse de l’histoire de la Ligue midget AAA.

Cet hallucinant rouleau compresseur les a propulsés en finale pour la deuxième année de suite. Entre la Coupe Jimmy-Ferrari et eux se dressent les Cantonniers de Magog, champions de la saison régulière. Un beau défi.

«Deux bons clubs, avec des forces et des faiblesses. Ça devrait offrir une belle série», prévoit Frédéric Lavoie, qui confère le titre de favoris aux puissants Cantonniers.

«Ce sont les champions de la saison, j’imagine que les gens les favorisent. C’est correct. De notre côté par contre, on arrive sans complexe. Les Cantonniers ressemblent à d’autres équipes que nous avons éliminées jusqu’ici, ils misent sur une excellente offensive. On sait qu’ils vont nous offrir plus d’adversité. À nous de réagir de la bonne façon.»

Contrairement aux Estacades, les Cantonniers ont dû trimer dur en demi-finale pour se faufiler en finale. Les deux équipes vont devoir composer avec des réalités différentes lors du déclenchement des hostilités mercredi.

«Le défi de chaque équipe sera différent. De notre bord, ça fait un bout qu’on pratique, tout le monde a hâte de jouer. Si on avait pu, on aurait commencé il y a quelques jours. De l’autre côté, pas mal convaincu que les Cantonniers auraient pris quelques jours de congé de plus. Leur défi sera de trouver l’énergie maximale pour compétitionner, le nôtre sera de retrouver rapidement notre exécution.»

À pareille date l’an dernier, Lavoie et sa bande s’attaquaient au puissant Blizzard du Séminaire Saint-François. Malgré des matchs serrés, ils n’avaient pas été en mesure d’éviter le balayage.

«L’expérience de l’an dernier nous a appris à quel point il fallait mettre l’accent sur notre préparation à chaque match. Il faut continuer à s’améliorer à travers la série et pour y arriver, c’est important de comprendre que chaque match est unique.»

En plus du personnel d’entraîneurs, il y a une poignée de vétérans de l’an dernier qui peuvent marteler le même message, notamment le capitaine Vincent Sévigny. Dans le midget AAA, le parcours d’un joueur dure au maximum trois ans. Rares sont les chances de se battre pour un championnat. Sévigny a loupé une occasion l’an dernier. Il promet de tout faire pour être du bon côté cette fois.

«On a vécu l’envers de la médaille en 2017, c’est sûr que je veux que le scénario soit différent. On a un groupe de joueurs différents. Cette série est différente. Il faut se concentrer sur chacun des matchs», raconte le grand défenseur, espoir des Tigres de Victoriaville.

Bien sûr, l’incroyable parcours en séries jusqu’ici permet aux Trifluviens d’aborder cette série face aux Cantonniers avec sérénité. Sévigny assure toutefois que son club ne tient rien pour acquis.

«C’est sûr qu’il y a une petite confiance de plus qui s’est installée. On sait par contre que le plus dur reste à accomplir. Le passé ne peut pas nous aider. Au hockey, c’est toujours à recommencer à chaque match», répète Sévigny, qui ne veut pas se mouiller sur l’identité de l’équipe qui doit être établie favorite pour cette finale. «Ça ne donne rien de parler de ça. Ça va se jouer sur la glace, pas ailleurs!»

Les Estacades joueront un premier match depuis le 18 mars.

Félix Potvin, entraîneur des Cantonniers, ne se formalise pas trop avec cette période de repos prolongée bénéficiée par les Estacades alors que ses joueurs ont eu à peine deux jours pour refaire leurs forces.

«Quand la rondelle tombera sur la glace, tout ce qui comptera c’est l’action qui se déroulera dans le moment présent. Les statistiques, les analyses de tout un chacun, on n’y attachera aucune importance», a souligné le mentor des Cantos.

Pas de secret
Les Cantonniers et les Estacades ne semblent pas avoir de secret un pour l’autre même s’ils ont croisé le fer seulement deux fois cette année.

«Les Estacades ont leur identité. On sait ce qu’ils feront. Ce ne sera pas facile de se rendre à leur gardien, mais on va y parvenir si nous demeurons patients, persévérants et qu’on ne triche pas. Je m’attends à des parties serrées du début à la fin», estime Potvin.

Le dernier championnat des Cantonniers en séries est survenu en 2000. Les Estacades sont en quête de leur premier titre.

Avec La Tribune