Pour le bien de Charles Hudon et du Canadien, il est peut-être venu le temps de lui offrir la chance de se faire valoir au sein d’une autre organisation.

Libérez Hudon!

CHRONIQUE / En bafouant les Blue Jackets, le Canadien garde la cadence avec les Leafs et les Bruins. La fièvre du hockey se poursuit dans la métropole. Certains suggèrent même à Marc Bergevin d’aller chercher du renfort pour faire un bout de chemin en séries. La vie est belle, quoi!

Mais passons maintenant aux choses sérieuses. Avec Andrew Shaw sur la liste des blessés et Paul Byron suspendu pour trois matchs, Charles Hudon doit jouer. Il n’a peut-être rien d’un Crosby ou un Ovechkin, il demeure un joueur capable de contribuer... lorsqu’il sent qu’il a la confiance des patrons.

Le problème, c’est que ça ne semble pas le cas. Vendredi, le 54 a regardé l’action depuis les gradins pour une 12e fois en 13 matchs. Et on ne lui préfère pourtant pas un jeune fringant au potentiel sans limites. On donne la chance à Matthew Peca.

Il n’y a rien de mal à ça. Un entraîneur choisit à qui il offre du temps de glace. Il est payé pour ça. Là où ça devient injuste, c’est que Hudon a 24 ans et il n’a joué que 24 matchs cette saison. À son âge, c’est assez moyen pour son développement.

Voilà pourquoi il serait peut-être plus juste de lui trouver une nouvelle équipe. Au ballottage, il y a fort à parier que quelqu’un tenterait sa chance.

Attendons d’abord de voir si le Québécois aura la chance d’enfiler le maillot tricolore pendant la suspension de Byron. Mais si ce n’est pas le cas, il faudrait songer à lui dénicher un nouveau port d’attache.

En 102 matchs, Hudon n’a jamais prouvé qu’il avait l’étoffe pour jouer sur les deux premiers trios, avec une récolte de 38 points. L’expérience, aussi brève fut-elle, n’a pas été concluante aux yeux des dirigeants. Par contre, il a certainement la vitesse pour suivre la cadence et ses habiletés peuvent se comparer avec la moyenne des attaquants de la LNH. Qu’a-t-il de moins que Peca, âgé de 25 ans, qui affiche 17 points en 48 matchs dans la grande ligue?

Hudon semble arrivé à la croisée des chemins. Le malaise devient plus lourd à chaque match supplémentaire qu’il poireaute sur la galerie de presse. Pour son bien, et même pour celui du Bleu-blanc-rouge, il est peut-être temps de prendre des routes différentes.