Le défenseur trifluvien Samuel Hould aura le privilère de défendre les couleurs de l'est du Canada au Championnat mondial junior A.

Samuel Hould troque le cobra pour l'unifolié

C'est bien connu, le temps des Fêtes est une période de l'année dont les amateurs de hockey raffolent. Plusieurs championnats mondiaux se mettront effectivement en branle sous peu à divers endroits du globe. Le Défi mondial junior A, une compétition qui regroupe les meilleurs joueurs de calibre junior AAA sur la planète, fait partie du lot. Samuel Hould, un défenseur trifluvien à caractère offensif, a récemment eu la confirmation qu'il défendra les couleurs du Canada est sur les terres albertaines.
L'arrière de 19 ans a eu un choix déchirant à faire à la fin du dernier été. Il a choisi de faire une croix sur la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) en raison d'une congestion au sein de la brigade défensive des Foreurs de Val-d'Or, et a décidé de poursuivre sa carrière avec les Cobras de Terrebonne, qui évoluent dans la Ligue de hockey junior AAA du Québec (LHJAAAQ).
La décision de prendre un pas de recul s'est avérée bénéfique pour Hould puisqu'il aura, à compter de dimanche, l'occasion de revêtir l'uniforme unifolié pour la première fois de sa carrière au cours d'une rencontre officielle.
«Ça a été difficile de quitter les Foreurs parce qu'au départ ce n'était pas ce que je voulais. Je voulais prendre la décision qui allait me rendre le plus heureux et je suis content pour cela. Maintenant, je vais pouvoir représenter le Canada dans un tournoi international. C'est [à la fois] une fierté, un bel exploit et un rêve de jeunesse», énonce l'athlète de 5 pi 9 po et 170 lbs.
Celui qui arbore la lettre A sur son gilet des Cobras fait partie des cinq joueurs de 19 ans, soit le maximum qui est permis, à avoir été sélectionné par l'état-major de la formation canadienne de l'est du pays, qui regroupe des joueurs provenant du Québec, de l'Ontario et des Maritimes. Les autres hockeyeurs qui composent l'équipe sont âgés de 16, 17 ou 18 ans.
Le fait d'être l'un des membres du quintette de vétérans laisse présager un rôle notable pour celui qui accumule les points à un rythme effréné au sein du circuit de la LHJAAAQ, comme en fait foi sa récolte de 5 buts et 31 mentions d'aide en 25 matchs.
«Présentement, on m'utilise sur l'avantage numérique durant les entraînements. Les entraîneurs s'attendent à ce que les joueurs de 19 ans apportent beaucoup, sur la patinoire et pour [ce qui est du] leadership. De mon côté, je veux me concentrer sur mes talents offensifs, [sans négliger] les batailles à un contre un. Il n'y pas que la feuille de pointage qui compte», assure-t-il.
Le format du Défi mondial junior A est similaire à celui de la Coupe Spengler, c'est-à-dire que les six formations, divisées en deux groupes, disputeront deux rencontres avant le tour éliminatoire. Les deux premières équipes de chaque poule accéderont aux demi-finales, tandis que les nations qui finiront aux 2e et 3e rangs devront passer par le stade des quarts de finale. Hould et ses compatriotes affronteront d'entrée de jeu la République tchèque, dimanche, puis aux États-Unis, mardi. Le groupe A est quant à lui formé du Canada ouest, de la Russie et de la Suisse.
Jamais le Canada est n'a été en mesure de conclure la compétition, qui a vu le jour en 2006, sur la plus haute marche du podium. Il a toutefois réussi à décrocher cinq médailles, dont quatre d'argent, mais a été écarté de la tribune lors de chacune des quatre dernières éditions. L'entraîneur ontarien Jason Clarke réussira-t-il à mettre un frein à cette séquence noire?
Si tel est le cas, il s'agirait d'une belle récompense pour Hould, et d'une énième confirmation que sa décision de renouer avec la LHJAAAQ regorgeait d'avantages.