Fernand Bédard était heureux d’être de retour au stade sur l’avenue Gilles-Villeneuve.

L’heure de la réconciliation

Trois-Rivières – Le dicton veut que le temps arrange généralement les choses. Même les plus douloureuses plaies. C’est exactement ce qui s’est produit vendredi alors que Fernand Bédard s’est réconcilié avec l’organisation des Aigles de Trois-Rivières, deux ans après que son nom eut été retiré de l’appellation du stade au profit de Stéréo Plus.

À son arrivée sur l’avenue Gilles-Villeneuve, où il était l’invité d’honneur pour la décennie 1968-1977 dans le cadre des célébrations entourant le 80e anniversaire du stade, l’ancien directeur des opérations affichait un large sourire de satisfaction.

S’il admet que les 24 derniers mois n’ont pas toujours été faciles, loin de l’enceinte qu’il a longtemps chérie, Fernand Bédard était ravi d’y être de retour. À vrai dire, il y avait déjà remis les pieds depuis le début des célébrations du 80e anniversaire. «Après tous les événements, je suis heureux d’être de retour ici. Ce qui s’est passé, c’est fini. On n’en parle plus.»

À l’été 2016, Fernand Bédard savait déjà depuis un an qu’on cherchait à marchander le nom du stade qui portait son nom depuis 2001. À la base, il n’avait rien contre l’idée. Cependant, lorsqu’on lui a appris la nouvelle par téléphone, il n’a pas apprécié.

«J’étais pas mal en maudit. J’avais écrit une lettre dans Le Nouvelliste pour dire comment je me sentais. Mais c’est du passé maintenant.»

Avant la rencontre face aux Stars d’Hollywood, Fernand Bédard était donc l’invité d’honneur pour commémorer la décennie qui a notamment vu naître les Aigles de Trois-Rivières dans la Ligue Eastern, associés aux Reds de Cincinnati.

«Ce sont tous de très beaux souvenirs que j’ai vécus en compagnie de mes deux amis de toujours, Yvon Després et Claude Lamy. Il y a eu de très beaux événements qui ont eu lieu dans ce stade.»

Pour le directeur général des Aigles, René Martin, c’est avec un grand bonheur qu’il accueille à nouveau l’illustre bâtisseur au stade.

«Je suis vraiment content, M. Bédard a toujours été associé au stade. Dans le cadre du 80e anniversaire, c’était la bonne occasion de s’assurer que tout le monde soit heureux», mentionne-t-il, rappelant du même souffle que le changement de nom était d’une grande importance pour la viabilité de la concession.

«On n’avait pas le choix de prendre cette décision. Maintenant, tout le monde est en paix avec ce qui arrivé. C’est le meilleur scénario.»